Wildaf-Togo célèbre la femme africaine vivant avec un handicap

L’association Women in Law and Development in Africa (WILDAF) Togo a organisé le jeudi 17 août  une rencontre de sensibilisation à Lomé avec des femmes en situation de handicap sous le thème « La participation de la femme handicapée à la vie publique ». Cette rencontre qui s’inscrit dans le prolongement de la célébration de la journée de la femme africaine, célébrée le 31 juillet 2017, vise à promouvoir le respect des droits des personnes vivant avec un handicap de manière générale, des femmes et enfants en particulier.

Environ 8% de la population togolaise vit une situation de handicap. Dans la vie courante, ce sont des personnes victimes de toutes les formes de discrimination et de violation des droits de l’homme. Dans les pays en développement, les personnes en situation de handicap ont une place primordiale et ils connaissent leurs droits et devoirs. Il y a plusieurs conventions et protocoles qui ont été signés pour leur assurer cette protection. Les Etas africains ont aussi signé ces protocoles mais leur application ou mise en œuvre n’est pas ce qu’elle est.

Selon Mme Mawulé Dadjo-Balé, présidente de Wildaf-Togo, au Togo, les efforts pour l’émancipation des personnes en situation de handicap n’ont pas assez avancé. Par exemple, dans les hôpitaux, les bus, il doit avoir une place réservée aux personnes handicapées. Ce qui n’est pas toujours le cas.

Par ailleurs, “il faudrait penser à faire des rampes pour permettre à ces personnes d’accéder à des administrations adéquatement ; essayer de faire la part des choses, les intégrer parmi le personnel et les aider parce qu’ils ont quelque chose en moins que nous”, pense Mme Dadjo-Balé.

Des handicapées entièrement à part

Parmi les personnes en situation de handicap, on retrouve les femmes atteintes de fistule obstétricale. Le mariage précoce, un travail prolongé et difficile lors de l’accouchement sont généralement les principales causes de la fistule. Elle se manifeste par une perte du contrôle de l’urine et/ou des selles. Quand la femme est atteinte de la fistule, elle est souvent abandonnée par son mari et sa propre famille. Ce qui fait que la fistule est considérée, par la plupart des femmes victimes, comme une maladie de la honte. Les droits de la fistuleuse sont bafoués. Ce qui peut pour la femme entrainer un isolement et des dépressions. Elle peut même finir par en mourir.

Pour la présidente de Wildaf-Togo, les femmes souffrant de fistule obstétricale sont des personnes handicapées parce qu’elles ne peuvent plus sortir et se mettre en public. Lorsqu’elle fait l’effort de venir en public, avec l’odeur qu’elle dégage, les gens se mettent à l’écart d’elle. Elle se sent obligée de se déplacer vers un milieu où on ne la connait pas ; ce qui fait que ces femmes sont très ambulantes et pour les avoir, il faut les chercher pour pouvoir les traiter. Ce sont des personnes qui sont frustrées et cloitrées dans leur coin. Après la guérison, elles ont besoin d’aide pour intégrer le monde de toute autre personne.

L’Etat togolais se débrouille et fait des efforts pour permettre aux femmes à s’en sortir mais il reste beaucoup à faire. La société civile va l’y aider.

Pour information, le WILDAF-Togo a réalisé cette rencontre de sensibilisation avec la collaboration de l’Association pour la promotion de la femme handicapée au Togo (APROFETHO). C’est une association de promotion des droits de la femme handicapée, et de la mère d’enfant handicapé. Elle existe depuis avril 1997 mais c’est à partir de 2012 qu’elle a commencé à prendre de l’ampleur.

WILDAF Togo est un réseau de promotion, de protection et de défense des droits humains. Il exhorte les uns et les autres à inclure cette couche fragile de la population dans les projets et programmes qui visent leur bien-être.

Anderson AKUE

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Wildaf-Togo célèbre la femme africaine vivant avec un handicap

17th août, 2017

L’association Women in Law and Development in Africa (WILDAF) Togo a organisé le jeudi 17 août  une rencontre de sensibilisation à Lomé avec des femmes en situation de handicap sous le thème « La participation de la femme handicapée à la vie publique ». Cette rencontre qui s’inscrit dans le prolongement de la célébration de la journée de la femme africaine, célébrée le 31 juillet 2017, vise à promouvoir le respect des droits des personnes vivant avec un handicap de manière générale, des femmes et enfants en particulier.

Environ 8% de la population togolaise vit une situation de handicap. Dans la vie courante, ce sont des personnes victimes de toutes les formes de discrimination et de violation des droits de l’homme. Dans les pays en développement, les personnes en situation de handicap ont une place primordiale et ils connaissent leurs droits et devoirs. Il y a plusieurs conventions et protocoles qui ont été signés pour leur assurer cette protection. Les Etas africains ont aussi signé ces protocoles mais leur application ou mise en œuvre n’est pas ce qu’elle est.

Selon Mme Mawulé Dadjo-Balé, présidente de Wildaf-Togo, au Togo, les efforts pour l’émancipation des personnes en situation de handicap n’ont pas assez avancé. Par exemple, dans les hôpitaux, les bus, il doit avoir une place réservée aux personnes handicapées. Ce qui n’est pas toujours le cas.

Par ailleurs, “il faudrait penser à faire des rampes pour permettre à ces personnes d’accéder à des administrations adéquatement ; essayer de faire la part des choses, les intégrer parmi le personnel et les aider parce qu’ils ont quelque chose en moins que nous”, pense Mme Dadjo-Balé.

Des handicapées entièrement à part

Parmi les personnes en situation de handicap, on retrouve les femmes atteintes de fistule obstétricale. Le mariage précoce, un travail prolongé et difficile lors de l’accouchement sont généralement les principales causes de la fistule. Elle se manifeste par une perte du contrôle de l’urine et/ou des selles. Quand la femme est atteinte de la fistule, elle est souvent abandonnée par son mari et sa propre famille. Ce qui fait que la fistule est considérée, par la plupart des femmes victimes, comme une maladie de la honte. Les droits de la fistuleuse sont bafoués. Ce qui peut pour la femme entrainer un isolement et des dépressions. Elle peut même finir par en mourir.

Pour la présidente de Wildaf-Togo, les femmes souffrant de fistule obstétricale sont des personnes handicapées parce qu’elles ne peuvent plus sortir et se mettre en public. Lorsqu’elle fait l’effort de venir en public, avec l’odeur qu’elle dégage, les gens se mettent à l’écart d’elle. Elle se sent obligée de se déplacer vers un milieu où on ne la connait pas ; ce qui fait que ces femmes sont très ambulantes et pour les avoir, il faut les chercher pour pouvoir les traiter. Ce sont des personnes qui sont frustrées et cloitrées dans leur coin. Après la guérison, elles ont besoin d’aide pour intégrer le monde de toute autre personne.

L’Etat togolais se débrouille et fait des efforts pour permettre aux femmes à s’en sortir mais il reste beaucoup à faire. La société civile va l’y aider.

Pour information, le WILDAF-Togo a réalisé cette rencontre de sensibilisation avec la collaboration de l’Association pour la promotion de la femme handicapée au Togo (APROFETHO). C’est une association de promotion des droits de la femme handicapée, et de la mère d’enfant handicapé. Elle existe depuis avril 1997 mais c’est à partir de 2012 qu’elle a commencé à prendre de l’ampleur.

WILDAF Togo est un réseau de promotion, de protection et de défense des droits humains. Il exhorte les uns et les autres à inclure cette couche fragile de la population dans les projets et programmes qui visent leur bien-être.

Anderson AKUE

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