Un vaccin pour limiter des fausses couches en Afrique

Plusieurs études publiées dans la revue médicale Clinical infectious diseases du 6 novembre dernier montrent qu’il existe un produit contre le streptocoque B. ce produit a la capacité d’empêcher plus de 100.000 décès de nouveau-nés.

Le streptocoque B est une bactérie naturellement présent et inoffensif dans l’appareil digestif. Il devient pathogène lorsqu’il migre vers d’autres organes et n’occasionne que des infections bénignes, sauf chez la femme enceinte où son fœtus à l’origine d’une infection courante.

Le risque de maladie présenté par le streptocoque a été longtemps sous-estimé, soulignent les chercheurs de la faculté d’hygiène et de médecine tropicale de Londres (LSHTM). Pour eux, plus de 21 millions de femmes enceintes dans le monde sont porteuses de cette bactérie, longtemps considérée inoffensive. Aujourd’hui, les études ont révélé qu’elle est responsable de septicémie et de méningite, potentiellement mortelles chez le nouveau-né et que cet agent pathogène est aussi une cause majeure de fausses couches. Or, « il n’y a pas encore de vaccin disponible », déplorent les chercheurs, dont les études ont été financées par la Fondation de Bill et Melinda Gates.

Cette analyse montre pour la première fois qu’un vaccin à 80% efficace et donné à 90% des femmes dans le monde pourrait éviter 231.000 cas d’infection -pas toujours mortelle- de femmes enceintes et de nouveau-nés.

Avant ces études, les données recueillies sur les infections des nouveau-nés causées par ce streptocoque se limitaient aux pays riches. Ces dernières études ont déterminé que l’infection est présente chez les femmes enceintes dans le monde. En moyenne 18% des femmes, attendant un enfant, sont colonisées par cette bactérie avec des taux allant de 11%, en Asie de l’est et à 35% dans les Caraïbes.

Les cinq pays où l’on compte le plus grand nombre de femmes enceintes infectées sont: l’Inde (2,4 millions); la Chine (1,9 million); le Nigeria (1,06 million); les Etats-Unis (942 800) et l’Indonésie (799 100). « L’Afrique, avec seulement 13% de la population mondiale, compte 65% de toutes les fausses couches et décès de nouveau-nés résultant de l’infection, par ce streptocoque », révèle l’étude.

Actuellement, la seule prévention consiste à donner des antibiotiques aux femmes au moment de l’accouchement pour réduire le risque pour l’enfant. Ce qui permet d’éviter 29.000 cas par an, pour la plupart dans les pays riches. Cette approche pourrait être difficile dans les pays en développement où de nombreuses naissances ont lieu à domicile. Donner des antibiotiques à 21,7 millions de femmes pourrait donc contribuer à la résistance microbienne.

Boris Cyriaque

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Un vaccin pour limiter des fausses couches en Afrique

8th novembre, 2017

Plusieurs études publiées dans la revue médicale Clinical infectious diseases du 6 novembre dernier montrent qu’il existe un produit contre le streptocoque B. ce produit a la capacité d’empêcher plus de 100.000 décès de nouveau-nés.

Le streptocoque B est une bactérie naturellement présent et inoffensif dans l’appareil digestif. Il devient pathogène lorsqu’il migre vers d’autres organes et n’occasionne que des infections bénignes, sauf chez la femme enceinte où son fœtus à l’origine d’une infection courante.

Le risque de maladie présenté par le streptocoque a été longtemps sous-estimé, soulignent les chercheurs de la faculté d’hygiène et de médecine tropicale de Londres (LSHTM). Pour eux, plus de 21 millions de femmes enceintes dans le monde sont porteuses de cette bactérie, longtemps considérée inoffensive. Aujourd’hui, les études ont révélé qu’elle est responsable de septicémie et de méningite, potentiellement mortelles chez le nouveau-né et que cet agent pathogène est aussi une cause majeure de fausses couches. Or, « il n’y a pas encore de vaccin disponible », déplorent les chercheurs, dont les études ont été financées par la Fondation de Bill et Melinda Gates.

Cette analyse montre pour la première fois qu’un vaccin à 80% efficace et donné à 90% des femmes dans le monde pourrait éviter 231.000 cas d’infection -pas toujours mortelle- de femmes enceintes et de nouveau-nés.

Avant ces études, les données recueillies sur les infections des nouveau-nés causées par ce streptocoque se limitaient aux pays riches. Ces dernières études ont déterminé que l’infection est présente chez les femmes enceintes dans le monde. En moyenne 18% des femmes, attendant un enfant, sont colonisées par cette bactérie avec des taux allant de 11%, en Asie de l’est et à 35% dans les Caraïbes.

Les cinq pays où l’on compte le plus grand nombre de femmes enceintes infectées sont: l’Inde (2,4 millions); la Chine (1,9 million); le Nigeria (1,06 million); les Etats-Unis (942 800) et l’Indonésie (799 100). « L’Afrique, avec seulement 13% de la population mondiale, compte 65% de toutes les fausses couches et décès de nouveau-nés résultant de l’infection, par ce streptocoque », révèle l’étude.

Actuellement, la seule prévention consiste à donner des antibiotiques aux femmes au moment de l’accouchement pour réduire le risque pour l’enfant. Ce qui permet d’éviter 29.000 cas par an, pour la plupart dans les pays riches. Cette approche pourrait être difficile dans les pays en développement où de nombreuses naissances ont lieu à domicile. Donner des antibiotiques à 21,7 millions de femmes pourrait donc contribuer à la résistance microbienne.

Boris Cyriaque

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