Soutien mondial pour les victimes de torture

Bien qu’il n’existe pas de données statistiques sur la torture au Togo, la torture est encore pratiquée. Des victimes de torture se plaignent et même une association de victimes de torture est fonctionnelle. Chaque 26 juin, le monde célèbre la journée pour le soutien aux victimes de la torture. L’édition de cette année est placée sous le thème « défendre la vie après la torture ».

Au Togo le Collectif des associations contre l’impunité (CACIT) et l’Action chrétienne pour l’abolition de la torture (ACAT-Togo) ont effectué une sortie médiatique à travers une conférence de presse pour inciter les autorités togolaises à appliquer le nouveau code pénal qui criminalise la torture, et appliquer la convention contre la torture et les traitements inhumains dégradants selon la résolution 52 des Nations Unies contre la torture.

Selon Bruno Haden, secrétaire général de l’ACAT, il existe un faible mécanisme de contrôle des actes de torture, puisque c’est le juge seul qui peut se prononcer sur la véracité de la torture.

Le CACIT est très engagé dans le soutien aux victimes de torture. Pour Ghislain Nyaku, directeur exécutif du CACIT, son organisation apporte une assistance médicale, psychologique, sociale et économique aux victimes. Le CACIT a beaucoup contribué à l’enracinement de l’ASVITO, une association de victimes de torture, à même de se prendre aujourd’hui en charge.

En prélude à la célébration de cette journée, le CACIT en collaboration avec l’ACAT a organisé une consultation nationale du 19 au 21 juin dernier à Lomé. Ces travaux ont débouché sur la mise en place d’une plateforme de lutte contre la torture dont la mission est de veiller à l’application de certaines recommandations adoptées. Il s’agit entre autres de l’amélioration des conditions de détention préventive, la situation défavorable des détenus, rendre accessible le nouveau code pénal sur la torture, l’exécution des décisions de la Cour de justice de la CEDEAO, etc.

Si des avancées semblent visibles, il n’en demeure pas moins que les autorités dirigeantes puissent consentir à des efforts supplémentaires pour assurer aux forces de sécurité une éducation aux droits de l’homme.

En rappel, La torture est l’utilisation volontaire de la violence  pour infliger une forte souffrance  à un individu.

Anderson AKUE

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Soutien mondial pour les victimes de torture

28th juin, 2017

Bien qu’il n’existe pas de données statistiques sur la torture au Togo, la torture est encore pratiquée. Des victimes de torture se plaignent et même une association de victimes de torture est fonctionnelle. Chaque 26 juin, le monde célèbre la journée pour le soutien aux victimes de la torture. L’édition de cette année est placée sous le thème « défendre la vie après la torture ».

Au Togo le Collectif des associations contre l’impunité (CACIT) et l’Action chrétienne pour l’abolition de la torture (ACAT-Togo) ont effectué une sortie médiatique à travers une conférence de presse pour inciter les autorités togolaises à appliquer le nouveau code pénal qui criminalise la torture, et appliquer la convention contre la torture et les traitements inhumains dégradants selon la résolution 52 des Nations Unies contre la torture.

Selon Bruno Haden, secrétaire général de l’ACAT, il existe un faible mécanisme de contrôle des actes de torture, puisque c’est le juge seul qui peut se prononcer sur la véracité de la torture.

Le CACIT est très engagé dans le soutien aux victimes de torture. Pour Ghislain Nyaku, directeur exécutif du CACIT, son organisation apporte une assistance médicale, psychologique, sociale et économique aux victimes. Le CACIT a beaucoup contribué à l’enracinement de l’ASVITO, une association de victimes de torture, à même de se prendre aujourd’hui en charge.

En prélude à la célébration de cette journée, le CACIT en collaboration avec l’ACAT a organisé une consultation nationale du 19 au 21 juin dernier à Lomé. Ces travaux ont débouché sur la mise en place d’une plateforme de lutte contre la torture dont la mission est de veiller à l’application de certaines recommandations adoptées. Il s’agit entre autres de l’amélioration des conditions de détention préventive, la situation défavorable des détenus, rendre accessible le nouveau code pénal sur la torture, l’exécution des décisions de la Cour de justice de la CEDEAO, etc.

Si des avancées semblent visibles, il n’en demeure pas moins que les autorités dirigeantes puissent consentir à des efforts supplémentaires pour assurer aux forces de sécurité une éducation aux droits de l’homme.

En rappel, La torture est l’utilisation volontaire de la violence  pour infliger une forte souffrance  à un individu.

Anderson AKUE

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