La sécurité sanitaire se partage sur le corridor

Près de 65% des échanges commerciaux et des flux migratoires dans la sous-région ouest africaine se font sur l’axe Abidjan-Lagos. Cet axe enregistre un fort potentiel de mobilité humaine. Face à ce constat, une trentaine d’acteurs de la santé venant des cinq pays du corridor Abidjan-Lagos (Côte d’Ivoire, Ghana, Togo, Bénin et Nigeria) ont entamé ce mercredi à Lomé une rencontre régionale pour le renforcement du partage transfrontalier de données relatives à la surveillance intégrée des maladies et de la riposte (SMIR). L’objectif étant d’avoir les mêmes données, puis partager les expériences et bonnes pratiques pour enfin parvenir à une meilleure riposte aux épidémies.

Depuis 2014, les pays ont identifié un certain nombre de maladies épidémiques telles que Ebola, Lassa, fièvre jaune, etc. qui affectent les populations.

Selon  Koné Idrissa, secrétaire exécutif de l’organisation du corridor Abidjan-Lagos (OCAL), avec le développement des infrastructures routières et ferroviaires, la mobilité des gens impacte sur les populations. La seule façon de contenir la maladie, c’est de mettre en place des outils de surveillance de la maladie et essayer de prendre des dispositions dès qu’une épidémie arrive dans les 48 heures pour trouver une réponse efficace.  C’est pour éviter la psychose de 2014 que cette initiative est menée.

Cette rencontre qui est la deuxième édition de la rencontre régionale sur le partage des données bénéficie de l’appui technique et financier de l’USAID, de l’OMS et de l’Organisation Ouest africaine pour la santé (OOAS).

Pour information, les américains ont développé les ressources humaines et techniques pour endiguer les épidémies. Même si des dispositions sont prises au niveau intérieur, la mobilité des personnes impose des mesures additionnelles à l’extérieur. C’est à ce titre que le CDC aide l’OCAL à la mise en place de certains outils techniques depuis deux ans avec comme la cartographie des flux migratoires, des outils de partage des informations étant donné que les frontières africaines sont poreuses.

Le choix du Togo pour abriter cette réunion réside dans le fait que le pays est un exemple dans la sous-région sur la question de la surveillance de toutes les maladies, en matière de facilitation, de construction d’infrastructure. En plus, c’est au président togolais Faure Gnassingbé que ses pairs ont confié la coordination de la fièvre Ebola.

Anderson AKUE

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La sécurité sanitaire se partage sur le corridor

16th août, 2017

Près de 65% des échanges commerciaux et des flux migratoires dans la sous-région ouest africaine se font sur l’axe Abidjan-Lagos. Cet axe enregistre un fort potentiel de mobilité humaine. Face à ce constat, une trentaine d’acteurs de la santé venant des cinq pays du corridor Abidjan-Lagos (Côte d’Ivoire, Ghana, Togo, Bénin et Nigeria) ont entamé ce mercredi à Lomé une rencontre régionale pour le renforcement du partage transfrontalier de données relatives à la surveillance intégrée des maladies et de la riposte (SMIR). L’objectif étant d’avoir les mêmes données, puis partager les expériences et bonnes pratiques pour enfin parvenir à une meilleure riposte aux épidémies.

Depuis 2014, les pays ont identifié un certain nombre de maladies épidémiques telles que Ebola, Lassa, fièvre jaune, etc. qui affectent les populations.

Selon  Koné Idrissa, secrétaire exécutif de l’organisation du corridor Abidjan-Lagos (OCAL), avec le développement des infrastructures routières et ferroviaires, la mobilité des gens impacte sur les populations. La seule façon de contenir la maladie, c’est de mettre en place des outils de surveillance de la maladie et essayer de prendre des dispositions dès qu’une épidémie arrive dans les 48 heures pour trouver une réponse efficace.  C’est pour éviter la psychose de 2014 que cette initiative est menée.

Cette rencontre qui est la deuxième édition de la rencontre régionale sur le partage des données bénéficie de l’appui technique et financier de l’USAID, de l’OMS et de l’Organisation Ouest africaine pour la santé (OOAS).

Pour information, les américains ont développé les ressources humaines et techniques pour endiguer les épidémies. Même si des dispositions sont prises au niveau intérieur, la mobilité des personnes impose des mesures additionnelles à l’extérieur. C’est à ce titre que le CDC aide l’OCAL à la mise en place de certains outils techniques depuis deux ans avec comme la cartographie des flux migratoires, des outils de partage des informations étant donné que les frontières africaines sont poreuses.

Le choix du Togo pour abriter cette réunion réside dans le fait que le pays est un exemple dans la sous-région sur la question de la surveillance de toutes les maladies, en matière de facilitation, de construction d’infrastructure. En plus, c’est au président togolais Faure Gnassingbé que ses pairs ont confié la coordination de la fièvre Ebola.

Anderson AKUE

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