Régulariser les migrants, pas du tout facile

La migration clandestine et illégale reste aujourd’hui une préoccupation pour de nombreux pays d’Europe et d’Afrique. Malgré les efforts sécuritaires consentis de part et d’autres, ils sont toujours nombreux à tenter de rejoindre l’Europe au péril de leur vie. Une situation qui devrait trouver une solution à l’issue du sommet sur l’immigration ouverte ce lundi après-midi à Paris, la capitale française.

A l’issue de ce mini-sommet, le président français est revenu sur les deux principales priorités de sa politique étrangère mais aussi africaine, celle de lutter contre le terrorisme et de réduire l’ampleur de l’immigration clandestine.

Loin d’être une affaire des gouvernants, la migration préoccupe aussi les acteurs de la société civile dont le Réseau des associations et Ongs togolaises pour l’éducation aux droits de l’homme (RAOTEDH) à travers son projet « Promotion des droits des migrants et réduction des cas d’apatridie au Togo » (http://www.ecovisionafrik.com/loif-raotedh-campagne-droits-migrants-togo/#.WaWw7bJ0_cs). Un projet visant à contribuer à la protection des migrants par la promotion de leurs droits.

Promouvoir la migration interne et sous régionale

Les dirigeants de la CEDEAO ambitionnent de passer de la CEDEAO des Etats à une CEDEAO des peuples. Un espace communautaire où il est recommandé aux populations de se déplacer et exercer librement leurs activités dans l’espace communautaire. Cette volonté des Chefs d’Etat ne peut se réaliser sans une politique d’identification idoine des ressortissants des pays membres.

Au Togo, le RAOTEDH travaille avec les ambassades ou consulats du Niger, du Burkina Faso, du Mali, du Bénin et du Ghana pour permettre aux ressortissants de ces pays de jouir de leurs droits.

Les responsables de ce réseau ont initié des séances de sensibilisation sur la nécessité et l’importance pour chaque être humain de détenir un document administratif, une carte nationale d’identité au mieux et une carte consulaire dans le moindre des cas.

Pour atteindre leurs objectifs, le RAOTEDH plaide auprès des missions consulaires ou diplomatiques d’alléger les conditions de délivrance de documents administratifs à leurs ressortissants vivant au Togo.

Le Burkina Faso et le Niger sont les pays qui ont mis en place un dispositif efficace d’enregistrement de leurs ressortissants.

Ce n’est un secret pour personne que les nigériens du Togo spécialement ceux résidant à l’intérieur du pays sont confrontés à plusieurs difficultés de différents ordres qui malheureusement dégénèrent en conflits avec des communautés locales notamment en période de transhumance.

Pour y remédier, pense Boubacar Nouhou, secrétaire général du Haut conseil des nigériens du Togo, j’exhorte tous les ressortissants nigériens vivant au Togo à se faire enregistrer auprès de notre mission diplomatique ou auprès du HCNT afin de faciliter le suivi car le HCNT est un interlocuteur crédible pour la protection et la sauvegarde des intérêts des compatriotes. 

Quant à Mme Emma Kiéma, assistante sociale à l’Ambassade du Burkina Faso, les ressortissants burkinabés bénéficient d’assistance sociale lorsqu’ils sont confrontés à des difficultés. Mais lorsque la situation l’exige, l’Ambassade facilite le retour au pays du ressortissant.

Selon les responsables du RAOTEDH, le projet permettra de régulariser  500 migrants en situation irrégulière et leurs enfants en situation d’apatridie.

Anderson AKUE

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Régulariser les migrants, pas du tout facile

29th août, 2017

La migration clandestine et illégale reste aujourd’hui une préoccupation pour de nombreux pays d’Europe et d’Afrique. Malgré les efforts sécuritaires consentis de part et d’autres, ils sont toujours nombreux à tenter de rejoindre l’Europe au péril de leur vie. Une situation qui devrait trouver une solution à l’issue du sommet sur l’immigration ouverte ce lundi après-midi à Paris, la capitale française.

A l’issue de ce mini-sommet, le président français est revenu sur les deux principales priorités de sa politique étrangère mais aussi africaine, celle de lutter contre le terrorisme et de réduire l’ampleur de l’immigration clandestine.

Loin d’être une affaire des gouvernants, la migration préoccupe aussi les acteurs de la société civile dont le Réseau des associations et Ongs togolaises pour l’éducation aux droits de l’homme (RAOTEDH) à travers son projet « Promotion des droits des migrants et réduction des cas d’apatridie au Togo » (http://www.ecovisionafrik.com/loif-raotedh-campagne-droits-migrants-togo/#.WaWw7bJ0_cs). Un projet visant à contribuer à la protection des migrants par la promotion de leurs droits.

Promouvoir la migration interne et sous régionale

Les dirigeants de la CEDEAO ambitionnent de passer de la CEDEAO des Etats à une CEDEAO des peuples. Un espace communautaire où il est recommandé aux populations de se déplacer et exercer librement leurs activités dans l’espace communautaire. Cette volonté des Chefs d’Etat ne peut se réaliser sans une politique d’identification idoine des ressortissants des pays membres.

Au Togo, le RAOTEDH travaille avec les ambassades ou consulats du Niger, du Burkina Faso, du Mali, du Bénin et du Ghana pour permettre aux ressortissants de ces pays de jouir de leurs droits.

Les responsables de ce réseau ont initié des séances de sensibilisation sur la nécessité et l’importance pour chaque être humain de détenir un document administratif, une carte nationale d’identité au mieux et une carte consulaire dans le moindre des cas.

Pour atteindre leurs objectifs, le RAOTEDH plaide auprès des missions consulaires ou diplomatiques d’alléger les conditions de délivrance de documents administratifs à leurs ressortissants vivant au Togo.

Le Burkina Faso et le Niger sont les pays qui ont mis en place un dispositif efficace d’enregistrement de leurs ressortissants.

Ce n’est un secret pour personne que les nigériens du Togo spécialement ceux résidant à l’intérieur du pays sont confrontés à plusieurs difficultés de différents ordres qui malheureusement dégénèrent en conflits avec des communautés locales notamment en période de transhumance.

Pour y remédier, pense Boubacar Nouhou, secrétaire général du Haut conseil des nigériens du Togo, j’exhorte tous les ressortissants nigériens vivant au Togo à se faire enregistrer auprès de notre mission diplomatique ou auprès du HCNT afin de faciliter le suivi car le HCNT est un interlocuteur crédible pour la protection et la sauvegarde des intérêts des compatriotes. 

Quant à Mme Emma Kiéma, assistante sociale à l’Ambassade du Burkina Faso, les ressortissants burkinabés bénéficient d’assistance sociale lorsqu’ils sont confrontés à des difficultés. Mais lorsque la situation l’exige, l’Ambassade facilite le retour au pays du ressortissant.

Selon les responsables du RAOTEDH, le projet permettra de régulariser  500 migrants en situation irrégulière et leurs enfants en situation d’apatridie.

Anderson AKUE

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