La recherche agricole au chevet de la lutte contre la pauvreté: maintenir le cap à tout prix

Le Togo au cours de ces dernières années a enregistré des excédents alimentaires. Ce qui lui a permis d’en revendre une partie au PAM (Programme Alimentaire Mondial) et lui a valu aussi une double reconnaissance par l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) à Rome en Italie.

Bien qu’ayant une superficie cultivable estimée à 41%, le secteur agricole contribue pour 38% du PIB réel et emploie à lui seul plus de 45% de la population totale. Ce qui le positionne comme l’un des secteurs les plus pourvoyeurs d’emploi et le devenir du développement économique du Togo particulièrement avec la mise en œuvre du Programme national d’investissement agricole et de sécurité alimentaire (PNIASA) visant une croissance annuelle d’au moins 6%.

Toutes ces performances de l’agriculture togolaise sont les fruits conjugués de plusieurs acteurs et structures parmi lesquels l’Institut togolais des recherches agronomiques (ITRA).

Les agropoles, le futur de l’agriculture togolaise

Pilier de la relance du secteur agricole, le Programme national d’investissement agricole et de sécurité alimentaire (PNIASA) arrive à son terme cette année 2017. Il sera remplacé par le Programme national d’investissement agricole pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle (PNIASAN). Prévu pour durer 10 ans (2016-2025), le PNIASAN va booster l’économie agricole et sociale au Togo. Il vise non seulement la consolidation des acquis du PNIASA mais aussi, la prise en compte du volet nutritionnel.

Avec le PNIASAN, les autorités prévoient un financement de 75 milliards de francs CFA par an. De cet investissement, au moins 15.000 nouveaux emplois directs verront le jour. Ce nouveau programme devra également prendre en compte, le statut du paysan, le problème de la maitrise de l’eau, le crédit agricole et le problème foncier du paysan.

Il a permis de relancer un secteur longtemps négligé et en crise.

Si le PNIASA a permis au Togo de parvenir à la sécurité alimentaire, de dégager des excédents et de réduire de moitié le taux de sous-alimentation, il n’en demeure pas moins que les défis pour le maintien des performances enregistrées restent une lutte quotidienne et permanente.

Dans quelques mois, le PNIASA appartiendrait à l’histoire. Que faire pour pérenniser ces acquis ?

Le gouvernement n’est pas resté inactif. Pour lui succéder, l’Etat dans le souci de conserver les acquis de cet ambitieux programme y a ajouté le volet agropole.

Les agropoles, ce sont des zones devant permettre de booster l’agriculture togolaise à travers leurs potentialités spécifiques. Il s’agira de  “réunir en un seul endroit et sous une même organisation opérationnelle les potentialités agricoles d’une zone géographique du Togo”, tel que défini dans le document Plan stratégique pour la transformation de l’agriculture au Togo à l’horizon 2030 (PA-PSTAT).

A titre expérimental, trois zones de la région de Kara seront mises à contribution. Si les résultats sont concluants, les agropoles couvriront toute l’étendue du territoire.

“La vision du gouvernement est de passer d’une agriculture familiale de subsistance, à une agriculture commerciale”, avait annoncé le ministre en charge de l’agriculture, Col Ouro-Koura Agadazi.

La recherche agricole comme instrument de développement

Les autorités togolaises en créant l’institut togolais des recherches agronomiques (ITRA) en 1997 ont compris que le développement du secteur agricole dépend en grande partie de la recherche agricole. Avec des actions focalisées sur les petits agriculteurs et les entreprises pastorales, elle vise à améliorer la productivité, la compétitivité et les marchés, et à contribuer à la réduction de la pauvreté en assurant une croissance durable.

Les bons résultats des centres ou instituts de recherche ont renforcé de nombreux pays à prendre des engagements à travers la déclaration de Maputo, en vertu de laquelle les gouvernements africains se sont engagés à augmenter l’investissement agricole pour atteindre 10% des budgets nationaux. Même si le Togo et d’autres pays africains ne sont toujours pas parvenus à allouer 10% du budget national à l’agriculture, les gouvernants sont conscients que la lumière de l’Afrique réside dans les entrailles de l’agriculture.

L’ITRA, le meilleur reste à venir

Le laboratoire de recherche de l’ITRA fonctionne normalement. Il est sollicité pour les certifications des semences et des engrais. Les centres de recherche ont retrouvé leur verdure. Avec une balance déficitaire lors de la prise de fonction de l’actuel DG Dr Bonfoh Bédibétè, aujourd’hui les compteurs de l’ITRA sont au vert. Le laboratoire a retrouvé un second souffle. En fonction des urgences, des instructions sont données pour faire tourner le laboratoire de jour comme de nuit et même les jours fériés dans le simple souci de satisfaire aux besoins de la clientèle.

Sa rigueur professionnelle a insufflé une nouvelle dynamique à l’institut. Ce qui n’a pas laissé indifférent certains partenaires à se rapprocher de l’ITRA. On peut citer entre autres des accords de partenariat entre l’ITRA et d’autres centres de recherche de référence d’Egypte et du Brésil pour permettre aux chercheurs de l’ITRA d’y aller renforcer leurs capacités.

Dans le futur de l’agriculture togolaise à travers les agropoles, l’ITRA aura un rôle essentiel et stratégique à jouer. La diversité des sols implique une diversité de semences certifiées à mettre sur le marché pour rendre les productions compétitives et efficaces. L’à peu près ne saurait être toléré. Et c’est à juste titre qu’un laboratoire mobile d’analyse des sols et un dispositif de prélèvement rapide des échantillons est opérationnel depuis le 24 avril dernier.

Les semences hybrides de 1.500 kg constituées de 602 kg de maïs et de 902 kg de riz réceptionnées en janvier 2016 pourront être utiles dans l’implantation des agropoles.

Rappelons que l’Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA) est une Société Anonyme d’Economie Mixte créée le 23 juillet 1997 parrainé par le PNASA (Projet National d’Appui aux Services Agricoles).  L’Objectif principal de l’ITRA est de contribuer à réduire la pauvreté et à assurer la sécurité alimentaire durable aux populations rurales par l’accroissement des revenus et l’amélioration de la productivité agricole.

A petites foulées, atteindre le but qu’on s’est fixé devient réalité.

Anderson AKUE

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La recherche agricole au chevet de la lutte contre la pauvreté: maintenir le cap à tout prix

8th mai, 2017

Le Togo au cours de ces dernières années a enregistré des excédents alimentaires. Ce qui lui a permis d’en revendre une partie au PAM (Programme Alimentaire Mondial) et lui a valu aussi une double reconnaissance par l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) à Rome en Italie.

Bien qu’ayant une superficie cultivable estimée à 41%, le secteur agricole contribue pour 38% du PIB réel et emploie à lui seul plus de 45% de la population totale. Ce qui le positionne comme l’un des secteurs les plus pourvoyeurs d’emploi et le devenir du développement économique du Togo particulièrement avec la mise en œuvre du Programme national d’investissement agricole et de sécurité alimentaire (PNIASA) visant une croissance annuelle d’au moins 6%.

Toutes ces performances de l’agriculture togolaise sont les fruits conjugués de plusieurs acteurs et structures parmi lesquels l’Institut togolais des recherches agronomiques (ITRA).

Les agropoles, le futur de l’agriculture togolaise

Pilier de la relance du secteur agricole, le Programme national d’investissement agricole et de sécurité alimentaire (PNIASA) arrive à son terme cette année 2017. Il sera remplacé par le Programme national d’investissement agricole pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle (PNIASAN). Prévu pour durer 10 ans (2016-2025), le PNIASAN va booster l’économie agricole et sociale au Togo. Il vise non seulement la consolidation des acquis du PNIASA mais aussi, la prise en compte du volet nutritionnel.

Avec le PNIASAN, les autorités prévoient un financement de 75 milliards de francs CFA par an. De cet investissement, au moins 15.000 nouveaux emplois directs verront le jour. Ce nouveau programme devra également prendre en compte, le statut du paysan, le problème de la maitrise de l’eau, le crédit agricole et le problème foncier du paysan.

Il a permis de relancer un secteur longtemps négligé et en crise.

Si le PNIASA a permis au Togo de parvenir à la sécurité alimentaire, de dégager des excédents et de réduire de moitié le taux de sous-alimentation, il n’en demeure pas moins que les défis pour le maintien des performances enregistrées restent une lutte quotidienne et permanente.

Dans quelques mois, le PNIASA appartiendrait à l’histoire. Que faire pour pérenniser ces acquis ?

Le gouvernement n’est pas resté inactif. Pour lui succéder, l’Etat dans le souci de conserver les acquis de cet ambitieux programme y a ajouté le volet agropole.

Les agropoles, ce sont des zones devant permettre de booster l’agriculture togolaise à travers leurs potentialités spécifiques. Il s’agira de  “réunir en un seul endroit et sous une même organisation opérationnelle les potentialités agricoles d’une zone géographique du Togo”, tel que défini dans le document Plan stratégique pour la transformation de l’agriculture au Togo à l’horizon 2030 (PA-PSTAT).

A titre expérimental, trois zones de la région de Kara seront mises à contribution. Si les résultats sont concluants, les agropoles couvriront toute l’étendue du territoire.

“La vision du gouvernement est de passer d’une agriculture familiale de subsistance, à une agriculture commerciale”, avait annoncé le ministre en charge de l’agriculture, Col Ouro-Koura Agadazi.

La recherche agricole comme instrument de développement

Les autorités togolaises en créant l’institut togolais des recherches agronomiques (ITRA) en 1997 ont compris que le développement du secteur agricole dépend en grande partie de la recherche agricole. Avec des actions focalisées sur les petits agriculteurs et les entreprises pastorales, elle vise à améliorer la productivité, la compétitivité et les marchés, et à contribuer à la réduction de la pauvreté en assurant une croissance durable.

Les bons résultats des centres ou instituts de recherche ont renforcé de nombreux pays à prendre des engagements à travers la déclaration de Maputo, en vertu de laquelle les gouvernements africains se sont engagés à augmenter l’investissement agricole pour atteindre 10% des budgets nationaux. Même si le Togo et d’autres pays africains ne sont toujours pas parvenus à allouer 10% du budget national à l’agriculture, les gouvernants sont conscients que la lumière de l’Afrique réside dans les entrailles de l’agriculture.

L’ITRA, le meilleur reste à venir

Le laboratoire de recherche de l’ITRA fonctionne normalement. Il est sollicité pour les certifications des semences et des engrais. Les centres de recherche ont retrouvé leur verdure. Avec une balance déficitaire lors de la prise de fonction de l’actuel DG Dr Bonfoh Bédibétè, aujourd’hui les compteurs de l’ITRA sont au vert. Le laboratoire a retrouvé un second souffle. En fonction des urgences, des instructions sont données pour faire tourner le laboratoire de jour comme de nuit et même les jours fériés dans le simple souci de satisfaire aux besoins de la clientèle.

Sa rigueur professionnelle a insufflé une nouvelle dynamique à l’institut. Ce qui n’a pas laissé indifférent certains partenaires à se rapprocher de l’ITRA. On peut citer entre autres des accords de partenariat entre l’ITRA et d’autres centres de recherche de référence d’Egypte et du Brésil pour permettre aux chercheurs de l’ITRA d’y aller renforcer leurs capacités.

Dans le futur de l’agriculture togolaise à travers les agropoles, l’ITRA aura un rôle essentiel et stratégique à jouer. La diversité des sols implique une diversité de semences certifiées à mettre sur le marché pour rendre les productions compétitives et efficaces. L’à peu près ne saurait être toléré. Et c’est à juste titre qu’un laboratoire mobile d’analyse des sols et un dispositif de prélèvement rapide des échantillons est opérationnel depuis le 24 avril dernier.

Les semences hybrides de 1.500 kg constituées de 602 kg de maïs et de 902 kg de riz réceptionnées en janvier 2016 pourront être utiles dans l’implantation des agropoles.

Rappelons que l’Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA) est une Société Anonyme d’Economie Mixte créée le 23 juillet 1997 parrainé par le PNASA (Projet National d’Appui aux Services Agricoles).  L’Objectif principal de l’ITRA est de contribuer à réduire la pauvreté et à assurer la sécurité alimentaire durable aux populations rurales par l’accroissement des revenus et l’amélioration de la productivité agricole.

A petites foulées, atteindre le but qu’on s’est fixé devient réalité.

Anderson AKUE

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