La Maji de détecter l’eau potable, c’est possible à la foire Made in Togo

Nul besoin de grands diplômes, de grands moyens ou d’un certain âge pour introduire une solution innovante dans sa communauté ou dans son pays pour contribuer à son bien-être. Et cela, Jean du Christ l’a compris très tôt. En se donnant comme seule limite le ciel, il n’hésite pas à aller sur des terrains inconnus et à rallier les compétences pour atteindre ses objectifs. Sociologue de formation, Jean du Christ n’a jamais franchi les portes d’une école d’informatique ou de technologies, et pourtant il est patron d’une start-up qui a pour cœur de métier l’ingénierie.

Sa solution dénommée MAJI permet d’analyser la qualité de l’eau grâce à un simple appareil. Son ambition est de réduire les décès et les maladies liés à la consommation d’eau non-potable. Une innovation qui traversé les frontières du Togo. En témoigne sa participation au concours du Lab francophone destiné aux objets connectés tenu en mai 2017 au WoeLab à Lomé et au YouthConnekt Africa tenu en juillet à Kigali (Rwanda).

Détecter la qualité de l’eau, comment s’opère la magie de Maji ?

L’utilisation de Maji ne relève pas de coup de maître. L’appareil est très facile et pratique à utiliser. L’appareil est équipé d’un écran qui affiche des données et dispose de deux petites ampoules, l’une rouge et l’autre verte. « Lorsque vous trempez le bout de l’appareil dans l’eau et que l’ampoule verte s’allume, c’est que votre eau est potable. Mais quand elle est rouge, c’est que l’eau n’est pas potable et que vous ne devez pas la boire », explique-t-il.

L’autre aspect innovant, poursuit-il, c’est que si vous utilisez cet appareil sur une source d’eau, comme par exemple un cours d’eau, un forage ou un puits, vous pouvez géo localiser la zone et envoyer les données vers un serveur. Un aspect utile pour des études et la réalisation des cartes d’accès d’eau potable dans une région pour nos populations.

Maji, le meilleur reste à venir !

L’aventure continue pour la jeune équipe de Maji Sarl. Elle compte mettre son produit sur le marché d’ici à 2019, le temps de l’améliorer. Heureusement, elle peut compter sur ses partenaires dont l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), la plateforme Waziup, et le WoeLab où elle sera en incubation à partir de janvier 2018.

Tout en profitant de l’occasion pour les remercier, Jean du Christ Ali lance un appel à l’endroit d’autres partenaires ou investisseurs qui aimeraient contribuer au développement de Maji.

À l’endroit de la jeunesse, il leur livre le secret de sa réussite : « We have to follow our passion and never give up » (Nous devons suivre notre passion et ne jamais baisser les bras).

De l’idée à la réalisation

Maji a réussi son passage de simple idée dans la tête des concepteurs à celui de la réalité en l’espace de trois jours. Et c’était dans une atmosphère pesante malgré la convivialité qui régnait entre les treize équipes participantes au concours du Lab francophone.

« Nous avons eu trois jours pour concevoir un prototype. Journées au cours desquelles le stress fut au comble, le temps paraissant plus rapide, et les esprits s’échauffant quelques fois. Nous avons passé des nuits à travailler sur ce que nous avons aujourd’hui comme prototype. Des fois, on oubliait de manger », se rappelle Jean du Christ.

Le point d’orgue de ce concours fut la nuit où le fondateur du WoeLab, Sename Agbodjinou leur avait remonté les bretelles sur le design du prototype. « Il n’a pas été tendre avec nous, se souvient-il souriant. Mais ça en valait la peine. Il nous a donné des pistes pour aboutir au produit et nous avions passé toute la nuit à reprendre l’aspect physique de Maji, car plus tard dans la journée, on devait présenter le prototype en plénière. Dieu merci cela a payé, nous avons remporté le deuxième prix. »

Une expérience qui amène la jeune start-up à voir grand et à ambitionner se développer à l’international. Et ce, à travers son nom ‘Maji’ qui veut dire eau en Swahili, une langue enseignée et étudiée dans les plus grandes universités du monde. Ambition concrétisée, en partie, avec le forum Africa YouthConnect.

Boris Cyriaque

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La Maji de détecter l’eau potable, c’est possible à la foire Made in Togo

8th août, 2017

Nul besoin de grands diplômes, de grands moyens ou d’un certain âge pour introduire une solution innovante dans sa communauté ou dans son pays pour contribuer à son bien-être. Et cela, Jean du Christ l’a compris très tôt. En se donnant comme seule limite le ciel, il n’hésite pas à aller sur des terrains inconnus et à rallier les compétences pour atteindre ses objectifs. Sociologue de formation, Jean du Christ n’a jamais franchi les portes d’une école d’informatique ou de technologies, et pourtant il est patron d’une start-up qui a pour cœur de métier l’ingénierie.

Sa solution dénommée MAJI permet d’analyser la qualité de l’eau grâce à un simple appareil. Son ambition est de réduire les décès et les maladies liés à la consommation d’eau non-potable. Une innovation qui traversé les frontières du Togo. En témoigne sa participation au concours du Lab francophone destiné aux objets connectés tenu en mai 2017 au WoeLab à Lomé et au YouthConnekt Africa tenu en juillet à Kigali (Rwanda).

Détecter la qualité de l’eau, comment s’opère la magie de Maji ?

L’utilisation de Maji ne relève pas de coup de maître. L’appareil est très facile et pratique à utiliser. L’appareil est équipé d’un écran qui affiche des données et dispose de deux petites ampoules, l’une rouge et l’autre verte. « Lorsque vous trempez le bout de l’appareil dans l’eau et que l’ampoule verte s’allume, c’est que votre eau est potable. Mais quand elle est rouge, c’est que l’eau n’est pas potable et que vous ne devez pas la boire », explique-t-il.

L’autre aspect innovant, poursuit-il, c’est que si vous utilisez cet appareil sur une source d’eau, comme par exemple un cours d’eau, un forage ou un puits, vous pouvez géo localiser la zone et envoyer les données vers un serveur. Un aspect utile pour des études et la réalisation des cartes d’accès d’eau potable dans une région pour nos populations.

Maji, le meilleur reste à venir !

L’aventure continue pour la jeune équipe de Maji Sarl. Elle compte mettre son produit sur le marché d’ici à 2019, le temps de l’améliorer. Heureusement, elle peut compter sur ses partenaires dont l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), la plateforme Waziup, et le WoeLab où elle sera en incubation à partir de janvier 2018.

Tout en profitant de l’occasion pour les remercier, Jean du Christ Ali lance un appel à l’endroit d’autres partenaires ou investisseurs qui aimeraient contribuer au développement de Maji.

À l’endroit de la jeunesse, il leur livre le secret de sa réussite : « We have to follow our passion and never give up » (Nous devons suivre notre passion et ne jamais baisser les bras).

De l’idée à la réalisation

Maji a réussi son passage de simple idée dans la tête des concepteurs à celui de la réalité en l’espace de trois jours. Et c’était dans une atmosphère pesante malgré la convivialité qui régnait entre les treize équipes participantes au concours du Lab francophone.

« Nous avons eu trois jours pour concevoir un prototype. Journées au cours desquelles le stress fut au comble, le temps paraissant plus rapide, et les esprits s’échauffant quelques fois. Nous avons passé des nuits à travailler sur ce que nous avons aujourd’hui comme prototype. Des fois, on oubliait de manger », se rappelle Jean du Christ.

Le point d’orgue de ce concours fut la nuit où le fondateur du WoeLab, Sename Agbodjinou leur avait remonté les bretelles sur le design du prototype. « Il n’a pas été tendre avec nous, se souvient-il souriant. Mais ça en valait la peine. Il nous a donné des pistes pour aboutir au produit et nous avions passé toute la nuit à reprendre l’aspect physique de Maji, car plus tard dans la journée, on devait présenter le prototype en plénière. Dieu merci cela a payé, nous avons remporté le deuxième prix. »

Une expérience qui amène la jeune start-up à voir grand et à ambitionner se développer à l’international. Et ce, à travers son nom ‘Maji’ qui veut dire eau en Swahili, une langue enseignée et étudiée dans les plus grandes universités du monde. Ambition concrétisée, en partie, avec le forum Africa YouthConnect.

Boris Cyriaque

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