L’OIF et le RAOTEDH en campagne pour les droits des migrants au Togo

Selon des données de la direction générale de la documentation nationale de 2010, quelques 241.212 étrangers sont recensés au Togo dont la majorité provient de la Cedeao. Plusieurs d’entre eux sont en situation irrégulière ou d’apatridie. C’est pour faciliter la régularisation de la situation des étrangers au Togo que le Réseau des associations et Ongs togolaises pour l’éducation aux droits de l’homme (RAOTEDH) a procédé au lancement de son projet « Promotion des droits des migrants et réduction des cas d’apatridie au Togo » ce mardi à Lomé. Ce projet vise à contribuer à la protection des migrants par la promotion de leurs droits.

Le lancement s’est fait en présence du directeur de cabinet du Secrétariat d’Etat chargé des droits de l’homme, du représentant de l’OIF, des représentants des ambassades et consulats du Nigeria, Niger, Ghana, Burkina Faso, Mali, Bénin, et des organisations de la société civile.

Les immigrants vivant au Togo manquent d’informations sur les procédures de régularisation de leur statut et méconnaissent les droits fondamentaux garantis par les textes internationaux relatifs aux droits des migrants et aux textes d’engagement à l’élimination de la situation d’apatridie.

A l’OIF, on estime que l’apatridie est un fléau qui n’épargne aucun pays et que c’est un problème mondial à ne pas ignorer. Elle est non seulement une question d’ordre humanitaire mais aussi une question de droits de l’homme liée à l’absence d’un cadre juridique propice. C’est aussi une question de sécurité avec des impacts sur la stabilité des Etats, car elle entraîne l’exclusion, et donc la pauvreté et le désespoir.

Pour Passassim Atadé Naguit, représentant de l’OIF, les facteurs sus mentionnés sont un terreau fertile à la criminalité et à la violence politique. C’est pour cela que l’OIF ne ménage aucun effort pour aider les Etats à renforcer l’état de droit, la bonne gouvernance, l’accès à la justice et le respect des droits de l’homme.

Selon Nathey Komlan Blaise, directeur de cabinet au Secrétariat d’Etat chargé des droits de l’homme, les personnes en situation irrégulière ou apatrides sont souvent marginalisées, ce qui les rend vulnérables à l’exploitation par des groupes criminels, à la traite humaine et à la radicalisation politique menaçant ainsi la stabilité de l’Etat.

Conscient des dangers liés à l’apatridie, le Togo s’est engagé depuis 2008 à travers des séances de sensibilisation sur l’apatridie, la ratification de textes internationaux concernant le statut des apatrides, la nomination d’un point focal apatridie, etc.

A la fin du projet, au moins 500 migrants en situation irrégulière et leurs enfants en situation d’apatridie pourront demander la régularisation de leur statut.

Plusieurs activités sont contenues dans le projet notamment des formations et des sensibilisations sur les droits des migrants pour contribuer à la réduction des cas d’apatridie.

Créé en 2013 avec dix Ongs, le RAOTEDH focalise ses actions sur l’éducation aux droits de l’homme.

En rappel, ce projet qui s’étend sur six (06) mois a reçu une subvention de 16.000 euros soit 10 millions de francs CFA. Un financement de l’OIF à travers financement le fonds francophone pour les droits de l’homme de « Martine ANSTETT ». Sept autres projets seront exécutés dans 9 pays francophones à l’instar de celui du Raotedh.

Anderson AKUE

 

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L’OIF et le RAOTEDH en campagne pour les droits des migrants au Togo

20th juin, 2017

Selon des données de la direction générale de la documentation nationale de 2010, quelques 241.212 étrangers sont recensés au Togo dont la majorité provient de la Cedeao. Plusieurs d’entre eux sont en situation irrégulière ou d’apatridie. C’est pour faciliter la régularisation de la situation des étrangers au Togo que le Réseau des associations et Ongs togolaises pour l’éducation aux droits de l’homme (RAOTEDH) a procédé au lancement de son projet « Promotion des droits des migrants et réduction des cas d’apatridie au Togo » ce mardi à Lomé. Ce projet vise à contribuer à la protection des migrants par la promotion de leurs droits.

Le lancement s’est fait en présence du directeur de cabinet du Secrétariat d’Etat chargé des droits de l’homme, du représentant de l’OIF, des représentants des ambassades et consulats du Nigeria, Niger, Ghana, Burkina Faso, Mali, Bénin, et des organisations de la société civile.

Les immigrants vivant au Togo manquent d’informations sur les procédures de régularisation de leur statut et méconnaissent les droits fondamentaux garantis par les textes internationaux relatifs aux droits des migrants et aux textes d’engagement à l’élimination de la situation d’apatridie.

A l’OIF, on estime que l’apatridie est un fléau qui n’épargne aucun pays et que c’est un problème mondial à ne pas ignorer. Elle est non seulement une question d’ordre humanitaire mais aussi une question de droits de l’homme liée à l’absence d’un cadre juridique propice. C’est aussi une question de sécurité avec des impacts sur la stabilité des Etats, car elle entraîne l’exclusion, et donc la pauvreté et le désespoir.

Pour Passassim Atadé Naguit, représentant de l’OIF, les facteurs sus mentionnés sont un terreau fertile à la criminalité et à la violence politique. C’est pour cela que l’OIF ne ménage aucun effort pour aider les Etats à renforcer l’état de droit, la bonne gouvernance, l’accès à la justice et le respect des droits de l’homme.

Selon Nathey Komlan Blaise, directeur de cabinet au Secrétariat d’Etat chargé des droits de l’homme, les personnes en situation irrégulière ou apatrides sont souvent marginalisées, ce qui les rend vulnérables à l’exploitation par des groupes criminels, à la traite humaine et à la radicalisation politique menaçant ainsi la stabilité de l’Etat.

Conscient des dangers liés à l’apatridie, le Togo s’est engagé depuis 2008 à travers des séances de sensibilisation sur l’apatridie, la ratification de textes internationaux concernant le statut des apatrides, la nomination d’un point focal apatridie, etc.

A la fin du projet, au moins 500 migrants en situation irrégulière et leurs enfants en situation d’apatridie pourront demander la régularisation de leur statut.

Plusieurs activités sont contenues dans le projet notamment des formations et des sensibilisations sur les droits des migrants pour contribuer à la réduction des cas d’apatridie.

Créé en 2013 avec dix Ongs, le RAOTEDH focalise ses actions sur l’éducation aux droits de l’homme.

En rappel, ce projet qui s’étend sur six (06) mois a reçu une subvention de 16.000 euros soit 10 millions de francs CFA. Un financement de l’OIF à travers financement le fonds francophone pour les droits de l’homme de « Martine ANSTETT ». Sept autres projets seront exécutés dans 9 pays francophones à l’instar de celui du Raotedh.

Anderson AKUE

 

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