“L’Afrique doit mutualiser ses forces pour mieux pénétrer le marché américain”, dixit Ali Kéita

Le forum African Growth and Opportunity Act (AGOA) qui se tient à Lomé du 8 au 10 août 2017 n’est pas seulement réservé aux communications et discours. C’est aussi l’occasion pour certains opérateurs économiques bénéficiant de cette opportunité d’exposer leurs produits pour joindre la parole à la réalité. Le libre-échange entre les Etats-Unis d’Amérique et l’Afrique concerne une multitude de produits allant de l’agroalimentaire au textile en passant par des produits culturels. Parmi les produits exposés sur le site de Lomé abritant le forum, notre Rédaction s’est intéressée au beurre de karité made in Côte d’Ivoire de M. Ali Kéita.

La filière karité emploie quelques 3 millions de femmes en Afrique de l’Ouest. Sur les 18 pays producteurs de karité, il y a 12 qui sont en Afrique de l’Ouest. Le Togo est 11ème producteur tandis que la Côte d’Ivoire occupe la 5ème place.

Avec ses sept régions qui produisent le karité, on retrouve en Côte d’Ivoire plus de 152.000 acteurs dans la filière dont 49.000 femmes.

M. Ali Kéita, président de l’inter karité de Côte d’Ivoire est un pur produit de l’AGOA. L’année dernière il a exporté environ 40.000 tonnes et cette année il est à environ 27.000 tonnes. Selon lui, la filière karité est un secteur prometteur et qui va permettre l’autonomisation de la femme africaine.

Dans son stand, on retrouve le kari bébé, le kari beauté et le karité soin, diverses gammes de karité qui ont aussi des vertus thérapeutiques.

Mon entreprise fait non seulement le filtrage mais respecte aussi les normes à savoir le taux d’acidité, d’humidité et d’impureté. Ce sont ces 3 normes “qui ouvrent les portes de l’exportation sur les Etats-Unis“, a expliqué M. Kéita.

Contrairement aux rumeurs, la barrière linguistique n’est pas un obstacle pour pénétrer le marché américain. C’est surtout une question de volume et de qualité.

Par exemple, « l’Afrique produit du beurre karité stabilisé alors que c’est le beurre de karité raffiné qui est le plus prisé sur le marché américain et international. En Afrique, on ne produit pas encore de karité raffiné qui est plus utilisé dans l’industrie de la chocolaterie qui donne de la valeur ajoutée ayant une incidence sur le prix d’achat », poursuit M. Kéita.

Avec cette rencontre de Lomé, les opérateurs économiques africains apprécieront mieux les exigences et les normes recherchées sur le marché américain pour booster les échanges commerciaux qui enregistrent une baisse ces dernières années.

Une union sacrée pour percer le marché américain

Actuellement, des efforts sont en cours pour la mise en place effective d’une organisation des pays producteurs de karité dont M. Kéita en est le secrétaire général. Cette organisation travaillera pour unir les forces des producteurs de la filière afin d’être plus compétitif sur le marché et travailler à l’amélioration des prix de vente du karité.

En venant à Lomé, “nos attentes sont très grandes et il faudrait que l’Afrique s’unisse dans l’AGOA pour augmenter le volume commercial de nos matières premières vers les USA. C’est un gros marché et il permettra à l’Afrique de sortir de la pauvreté parce qu’aujourd’hui, un consortium américain peut prendre jusqu’à 20 conteneurs venant de l’Afrique“, a exprimé M. Kéita.

Selon les statistiques, entre l’Afrique et l’Afrique, le volume de karité vendu par an est encore faible. “Moi, j’exporte vers l’Algérie, la Tunisie, vers le Moyen-Orient. Le cumul de ces exportations n’atteint pas un conteneur“, précise M. Kéita.

Selon lui, aujourd’hui l’Afrique a intérêt de s’unir dans l’AGOA pour permettre à ses différentes productions d’être mieux vendues et de façon passive.

En Afrique, le gros problème n’est pas la production, mais comment vendre. Si les efforts sont mutualisés, l’Afrique pourrait mieux pénétrer le marché américain.

Les USA sont le 2ème pays consommateur de beurre de karité après la Russie. Si le 2ème consommateur nous tend la main, c’est vraiment une opportunité pour l’Afrique et elle doit saisir cette perche pour contribuer au développement socioéconomique du continent. Cela passe par une union sacrée.

Bonaventure MAWUVI & Anderson AKUE

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“L’Afrique doit mutualiser ses forces pour mieux pénétrer le marché américain”, dixit Ali Kéita

9th août, 2017

Le forum African Growth and Opportunity Act (AGOA) qui se tient à Lomé du 8 au 10 août 2017 n’est pas seulement réservé aux communications et discours. C’est aussi l’occasion pour certains opérateurs économiques bénéficiant de cette opportunité d’exposer leurs produits pour joindre la parole à la réalité. Le libre-échange entre les Etats-Unis d’Amérique et l’Afrique concerne une multitude de produits allant de l’agroalimentaire au textile en passant par des produits culturels. Parmi les produits exposés sur le site de Lomé abritant le forum, notre Rédaction s’est intéressée au beurre de karité made in Côte d’Ivoire de M. Ali Kéita.

La filière karité emploie quelques 3 millions de femmes en Afrique de l’Ouest. Sur les 18 pays producteurs de karité, il y a 12 qui sont en Afrique de l’Ouest. Le Togo est 11ème producteur tandis que la Côte d’Ivoire occupe la 5ème place.

Avec ses sept régions qui produisent le karité, on retrouve en Côte d’Ivoire plus de 152.000 acteurs dans la filière dont 49.000 femmes.

M. Ali Kéita, président de l’inter karité de Côte d’Ivoire est un pur produit de l’AGOA. L’année dernière il a exporté environ 40.000 tonnes et cette année il est à environ 27.000 tonnes. Selon lui, la filière karité est un secteur prometteur et qui va permettre l’autonomisation de la femme africaine.

Dans son stand, on retrouve le kari bébé, le kari beauté et le karité soin, diverses gammes de karité qui ont aussi des vertus thérapeutiques.

Mon entreprise fait non seulement le filtrage mais respecte aussi les normes à savoir le taux d’acidité, d’humidité et d’impureté. Ce sont ces 3 normes “qui ouvrent les portes de l’exportation sur les Etats-Unis“, a expliqué M. Kéita.

Contrairement aux rumeurs, la barrière linguistique n’est pas un obstacle pour pénétrer le marché américain. C’est surtout une question de volume et de qualité.

Par exemple, « l’Afrique produit du beurre karité stabilisé alors que c’est le beurre de karité raffiné qui est le plus prisé sur le marché américain et international. En Afrique, on ne produit pas encore de karité raffiné qui est plus utilisé dans l’industrie de la chocolaterie qui donne de la valeur ajoutée ayant une incidence sur le prix d’achat », poursuit M. Kéita.

Avec cette rencontre de Lomé, les opérateurs économiques africains apprécieront mieux les exigences et les normes recherchées sur le marché américain pour booster les échanges commerciaux qui enregistrent une baisse ces dernières années.

Une union sacrée pour percer le marché américain

Actuellement, des efforts sont en cours pour la mise en place effective d’une organisation des pays producteurs de karité dont M. Kéita en est le secrétaire général. Cette organisation travaillera pour unir les forces des producteurs de la filière afin d’être plus compétitif sur le marché et travailler à l’amélioration des prix de vente du karité.

En venant à Lomé, “nos attentes sont très grandes et il faudrait que l’Afrique s’unisse dans l’AGOA pour augmenter le volume commercial de nos matières premières vers les USA. C’est un gros marché et il permettra à l’Afrique de sortir de la pauvreté parce qu’aujourd’hui, un consortium américain peut prendre jusqu’à 20 conteneurs venant de l’Afrique“, a exprimé M. Kéita.

Selon les statistiques, entre l’Afrique et l’Afrique, le volume de karité vendu par an est encore faible. “Moi, j’exporte vers l’Algérie, la Tunisie, vers le Moyen-Orient. Le cumul de ces exportations n’atteint pas un conteneur“, précise M. Kéita.

Selon lui, aujourd’hui l’Afrique a intérêt de s’unir dans l’AGOA pour permettre à ses différentes productions d’être mieux vendues et de façon passive.

En Afrique, le gros problème n’est pas la production, mais comment vendre. Si les efforts sont mutualisés, l’Afrique pourrait mieux pénétrer le marché américain.

Les USA sont le 2ème pays consommateur de beurre de karité après la Russie. Si le 2ème consommateur nous tend la main, c’est vraiment une opportunité pour l’Afrique et elle doit saisir cette perche pour contribuer au développement socioéconomique du continent. Cela passe par une union sacrée.

Bonaventure MAWUVI & Anderson AKUE

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