Les jeunes et les médias en avant-garde pour lutter contre le trafic de stupéfiants, les crimes organisées et la toxicomanie en Afrique de l’ouest

En 2015, 250 millions de personnes ont consommé la drogue soit 5% de la population mondiale adulte. Des estimations de l’ONUDC qui soutiennent en plus que 29,5 millions de personnes souffrent de troubles liés à la drogue avec près de 190 mille décès prématurés évitables dus aux drogues. Une conséquence qui aurait pu prévenir 17 millions d’années de vie en bonne santé perdues.

Ces chiffres alarmants ont poussé la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a organisé du 5 au 6 juillet 2017 à Abuja au Nigéria une conférence sur  “la lutte contre le trafic de stupéfiants, les crimes organisés et la Toxicomanie en Afrique de l’Ouest”. Une conférence qui a réuni les représentants des médias et des jeunes de l’espace.

A l’ouverture de la rencontre, Dr Sintiki Tarfa Ugbe, Directrice du Contrôle de la Drogue et de la Société civile représentant Mme Fatimata Dia Sow, Commissaire chargée du Genre et des Affaires sociales de la Commission de la CEDEAO a affirmé que la rencontre intervient à un moment où les chiffres parlent d’eux-mêmes.

Selon elle, l’impact très grave du trafic de la drogue sur la sécurité est très reconnu, 10 000 personnes meurent chaque jour du trafic de la drogue, un trafic lié au VIH/Sida, au terrorisme, à la cyber criminalité et à la corruption. Des pratiques possibles grâce à la pauvreté, à la discrimination et l’accès facile à la drogue.

La Directrice du Contrôle de la Drogue et de la Société civile a demandé aux participants dont les responsables de l’Institut des Médias pour la Démocratie et les Droits de l’Homme (IM2DH) d’être des acteurs de premier plan dans la lutte contre le trafic illicite de drogue, des crimes organisés et des maux qui les favorisent comme la corruption. Elle exhorte les professionnels des médias à instaurer un dialogue par le biais de la sensibilisation entre les différents acteurs afin de minimiser l’abus de la drogue par les jeunes.

Autre focus qui interpelle les acteurs présents, celui de Diouf, Chargé de Programme DDR au Bureau Régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre de l’UNODC, qui affirme que l’Afrique de l’ouest et du centre représentent aujourd’hui des zones de transit, de production et de consommation de la drogue. On dénombre 30,5 millions d’usagers de cannabis, 1,08 million d’usagers d’opiacés, 1,06 million d’usagers d’héroïne. Un phénomène préoccupant dans cette zone de l’Afrique à travers ses conséquences néfastes.

Les flux de cocaïne et d’héroïne passant par l’Afrique de l’ouest sont estimés entre 30 et 40 tonnes par an, représentant 1,25 milliards de dollars US en Europe avec pour corollaire la procurant de revenus substantiels aux trafiquants d’Afrique de l’Ouest. 

Malgré ce tableau sombre, les lignes commencent par bouger au niveau continental comme lors du 37e Sommet de la CEDEAO, où les Chefs d’Etats se sont engagés pour éradiquer le phénomène en prélevant 5% de leur budget à consacrer à la lutte contre le trafic illicite des drogues et stupéfiants dans la zone. La disponibilité au niveau de la commission de la CEDEAO d’une unité bien outillée pour aborder la problématique reste un avantage majeur dont dispose la CEDEAO pour mener à bien sa politique de sensibilisation et d’éducation par le biais des médias et de la jeunesse.

A la fin des travaux, des recommandations ont été faites pour que les groupes présents à la formation entreprennent des actions concertées et en synergie pour une conscientisation plus accrue.

Un accent particulier a été mis sur la divulgation de messages à passer à l’endroit des utilisateurs de drogues, des personnes malades et le plaidoyer pour que les autorités revoient les traitements qu’elles leur infligent au même titre que les trafiquants de ces stupéfiants.

Bonaventure N’Coué MAWUVI

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Les jeunes et les médias en avant-garde pour lutter contre le trafic de stupéfiants, les crimes organisées et la toxicomanie en Afrique de l’ouest

9th juillet, 2017

En 2015, 250 millions de personnes ont consommé la drogue soit 5% de la population mondiale adulte. Des estimations de l’ONUDC qui soutiennent en plus que 29,5 millions de personnes souffrent de troubles liés à la drogue avec près de 190 mille décès prématurés évitables dus aux drogues. Une conséquence qui aurait pu prévenir 17 millions d’années de vie en bonne santé perdues.

Ces chiffres alarmants ont poussé la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a organisé du 5 au 6 juillet 2017 à Abuja au Nigéria une conférence sur  “la lutte contre le trafic de stupéfiants, les crimes organisés et la Toxicomanie en Afrique de l’Ouest”. Une conférence qui a réuni les représentants des médias et des jeunes de l’espace.

A l’ouverture de la rencontre, Dr Sintiki Tarfa Ugbe, Directrice du Contrôle de la Drogue et de la Société civile représentant Mme Fatimata Dia Sow, Commissaire chargée du Genre et des Affaires sociales de la Commission de la CEDEAO a affirmé que la rencontre intervient à un moment où les chiffres parlent d’eux-mêmes.

Selon elle, l’impact très grave du trafic de la drogue sur la sécurité est très reconnu, 10 000 personnes meurent chaque jour du trafic de la drogue, un trafic lié au VIH/Sida, au terrorisme, à la cyber criminalité et à la corruption. Des pratiques possibles grâce à la pauvreté, à la discrimination et l’accès facile à la drogue.

La Directrice du Contrôle de la Drogue et de la Société civile a demandé aux participants dont les responsables de l’Institut des Médias pour la Démocratie et les Droits de l’Homme (IM2DH) d’être des acteurs de premier plan dans la lutte contre le trafic illicite de drogue, des crimes organisés et des maux qui les favorisent comme la corruption. Elle exhorte les professionnels des médias à instaurer un dialogue par le biais de la sensibilisation entre les différents acteurs afin de minimiser l’abus de la drogue par les jeunes.

Autre focus qui interpelle les acteurs présents, celui de Diouf, Chargé de Programme DDR au Bureau Régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre de l’UNODC, qui affirme que l’Afrique de l’ouest et du centre représentent aujourd’hui des zones de transit, de production et de consommation de la drogue. On dénombre 30,5 millions d’usagers de cannabis, 1,08 million d’usagers d’opiacés, 1,06 million d’usagers d’héroïne. Un phénomène préoccupant dans cette zone de l’Afrique à travers ses conséquences néfastes.

Les flux de cocaïne et d’héroïne passant par l’Afrique de l’ouest sont estimés entre 30 et 40 tonnes par an, représentant 1,25 milliards de dollars US en Europe avec pour corollaire la procurant de revenus substantiels aux trafiquants d’Afrique de l’Ouest. 

Malgré ce tableau sombre, les lignes commencent par bouger au niveau continental comme lors du 37e Sommet de la CEDEAO, où les Chefs d’Etats se sont engagés pour éradiquer le phénomène en prélevant 5% de leur budget à consacrer à la lutte contre le trafic illicite des drogues et stupéfiants dans la zone. La disponibilité au niveau de la commission de la CEDEAO d’une unité bien outillée pour aborder la problématique reste un avantage majeur dont dispose la CEDEAO pour mener à bien sa politique de sensibilisation et d’éducation par le biais des médias et de la jeunesse.

A la fin des travaux, des recommandations ont été faites pour que les groupes présents à la formation entreprennent des actions concertées et en synergie pour une conscientisation plus accrue.

Un accent particulier a été mis sur la divulgation de messages à passer à l’endroit des utilisateurs de drogues, des personnes malades et le plaidoyer pour que les autorités revoient les traitements qu’elles leur infligent au même titre que les trafiquants de ces stupéfiants.

Bonaventure N’Coué MAWUVI

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