Interview de Mme Antoinette DADJO, présidente du CA de Wildaf-Togo : “Mon patriotisme m’oblige à faire des choses pour que mon Togo puisse émerger réellement”

Wildaf-Togo vient de renouveler ses instances à l’issue d’une Assemblée générale (AG) tenue le 7 mars 2017.  AG qui a connu une modification des textes de l’association qui dispose désormais d’un Conseil d’administration (CA) et d’une équipe de coordination qui veillera à la vie quotidienne de l’association. Nous avons lors de la cérémonie de passation le 3 avril dernier reçu la nouvelle présidente de Wildaf-Togo, Madame Antoinette DADJO. Elle nous parle des priorités de l’association et des perspectives pour remobiliser la base.

Mme la présidente bonjour. Vous êtes nouvellement portée à la tête de Wildaf-Togo qui est un grand réseau d’organisations de la société civile. Dites-nous, comment vous sentez-vous en ce moment ?

Je remercie toutes les femmes qui m’ont fait confiance en me portant à la tête du Wildaf. Ce qui m’anime, c’est cette confiance que les unes et les autres ont placé en moi. Je pense que nous allons pouvoir avancer ensemble. Il n’y aura pas de queue, nous irons tous ensembles vers notre vouloir.

Nous voulons que la femme togolaise puisse réellement s’épanouir, sortir de sa léthargie et pour le faire, toutes les associations féminine ou mixte qui soutiennent les droits de la femme doivent nous accompagner dans cette mission.

Quelles sont les premières actions que vous envisagez mener à court terme pour redynamiser les forces vives de votre organisation ?

Le nouveau bureau se donne comme rôle primordial, de continuer toutes les actions qui ont été menées jusqu’à ce jour, les redynamiser si possible, aider les uns et les autres à retrouver leur place au sein de Wildaf que nous voulons ce jour.

Je crois que vous n’êtes pas sans savoir que la parité, le genre, il y a tous ces mots qui sont là mais tout coordonne autour de la femme et que le réseau qui est créé depuis 18 ans y travaille dessus pour que la femme puisse reprendre sa place dans la société. Nous avions compris à un moment donné que les hommes nous ont tout pris, nous avons parlé de la parité, ils disent qu’ils sont d’accord ; c’est vrai que nous ne voulons pas prendre une part de ce beau gâteau qu’on nous offre. Nous voulons nous battre et arriver à le faire. Nous voulons nous battre pour avoir notre place mais pas en ayant les bras croisés. Nous sommes prêtes à faire des plaidoyers, à rencontrer les autorités de ce pays, les bailleurs pour que les activités sur les femmes puissent évoluer normalement comme on le veut.

Il y a eu des avancées qui ne sont pas visibles donc il va falloir travailler dessus pour que ces avancées soient visibles.

Comme quoi par exemple ?

Nous avions applaudi à un moment donné au niveau de la santé, nous avions fait des marches pour la césarienne, nous avions demandé qu’on favorise la scolarisation de la jeune fille, nous avions avancé au niveau de la CARMMA ; et la CARMMA c’était la césarienne, l’avant couche des femmes enceintes, etc.

Je pense que le gouvernement a écouté notre voix. Mais depuis un certain temps, il nous a quelque peu oubliés. Il va falloir que nous réveillions tous ces aspects pour que ça soit chose faite parce que jusqu’à ce jour, nous disons que la césarienne est gratuite mais c’est nous qui allons faire les accouchements. C’est nous qui savons si c’est gratuit ou pas. Le gouvernement a dit que c’est gratuit mais ce n’est pas totalement gratuit. Il faudrait qu’on avance dessus.

Nous avons parlé de la parité, la représentativité de la femme. Chaque fois, nous voyons que quand 5 ou 10 hommes passent, on se rappelle d’une femme. Il faudrait que le gouvernement fasse des efforts en ce sens. C’est vrai que nous avons des contraintes en tant que femme parce que nous sommes des épouses, nous devons respecter nos maris et accepter de partager avec eux nos idées pour pouvoir avancer et que eux aussi, ils s’ouvrent pour pouvoir nous donner l’opportunité d’avancer dans ces domaines.

La représentativité est très importante pour la femme parce que nous n’arrivons pas à faire passer nos doléances parce que nous ne sommes pas assez représentées là où nous devons être. Donc, nous en parlons tout le temps au sein de nos associations. Nous voulons aussi l’autonomisation de la femme, l’autonomisation socio-économique, intellectuelle ; il faudrait qu’il y ait assez d’informations pour que la femme comprenne son rôle, les droits ; pour qu’elle puisse avoir ce qu’elle veut sinon la dépendance ne nous fait pas évoluer.

Il y a aussi le problème des mariages précoces et nous avons constaté que depuis un certain temps, nos parents qui donnaient les filles par famille en mariage l’ont arrêté. Mais nous constatons que les jeunes filles portent des grossesses à partir de 13 ans et un peu plus ; ce qui n’est pas normal selon la loi et donc actuellement il y a un grand projet sur lequel nous travaillons qui est un projet régional et sous régional, qui couvre le Mali, le Niger et le Togo. La partie enquête est terminée et nous sommes sur la partie action, la sensibilisation et la formation.

Ça fait beaucoup de défi à relever ?

Ah oui ! Wildaf étant un réseau, je pense que si toutes les associations se mettent ensemble je pense qu’on n’aura pas beaucoup à faire parce que telle association fera ça et telle autre cela ; qu’elles remettront dans les données de Wildaf et nous pouvons les citer comme des activités faites par le réseau. Ce n’est pas obligatoirement Wildaf qui doit réaliser toutes les activités. Par exemple, Echoppe travaille sur l’autonomisation des femmes l’autonomisation socioéconomique de la femme. C’est important qu’on le reverse parce que Echoppe est membre du réseau donc il y a d’autres associations qui travaillent sur les droits des femmes qui doivent avoir la volonté de le reverser. C’est pourquoi, je parlais tantôt de redynamiser tous ces aspects et harmoniser le réseau.

Vous venez de prendre le poste après Mme Claire Quenum, est-ce que ça ne vous fait pas peur de traîner sous son ombre ?

Mme Claire Quenum a fait du bon travail. Elle a donné assez de visibilité à ce réseau. Pourquoi ne pas traîner sous son ombre ? Il y aura l’ombre qui sera là mais il y aura la personne aussi qui sera là. C’est important et je ne dirais pas que je vais effacer d’un seul trait tout ce qu’elle a fait. Je ne pourrais pas le faire. C’est une continuité qui est là et que nous devons avancer ensemble. Son ombre c’est l’ombre de Claire, il y aura aussi l’ombre de Mme DADJO.

Votre message à la population et aux autorités

Les autorités connaissent bien Wildaf à travers les actions qui ont été menées et je pense qu’on va continuer dans cette lancée et ensemble nous allons avancer et on sera présent à leurs côtés comme nous l’avions toujours fait. Les autorités ont toujours été présentes, c’est juste pour faire savoir aussi que les associations, la société civile nous disons que nous voulons des changements, nous voulons qu’il y ait des choses à faire mais nous ne sommes pas au courant de ça. Je pense que nous donnons l’exemple en faisant régulièrement des assemblées générales pour changer ; par exemple pour ce mandat il est dit qu’on ne peut que faire deux mandats. Il n’y a pas d’inquiétude en ce sens. Le partage c’est à la base qu’il doit commencer. C’est par nous que la démocratie doit commencer, comme le haut n’arrive pas il faut que la base commence par s’y mettre. Le Wildaf commence à la base et pense que les autres suivront.

Parlez-nous de vous. Qui est Mme DADJO ?

J’ai beaucoup travaillé, j’ai assez travaillé au Togo. Je me suis mise dans l’ombre pour travailler pour que mon travail puisse aboutir. Je pense que ce n’est pas en s’extasiant qu’on réalise ce qu’on veut faire. Dans l’ombre, j’ai appris beaucoup de chose et j’ai fait beaucoup de chose. J’en suis fière. A Lomé, tout le monde m’appelle Da Antou sans savoir qui est Da Antou. C’est Mme DADJO BALE Mawulé Antoinette.

Je travaille avec les femmes, je suis sociale. Je dirige une ONG qui s’appelle ECHOPPE-TOGO où nous avons deux gros programmes à savoir : le programme d’accès aux femmes à la microfinance surtout les femmes défavorisées ; et le programme des projets.

Dans ce second programme, les femmes avec lesquelles nous travaillons, réalisent de petits projets comme par exemple améliorer la restauration au bord de la route, leur apprendre à préparer, à présenter des repas. Nous avons été même amenées à tisser avec l’Union Européenne un projet dénommé ville campagne où nous avons approché les paysans pour leur fournir de quoi alléger les peines dans les villages, l’engrais, les semences, etc. pour qu’ils produisent afin que les femmes en aval puissent utiliser ce qu’ils ont produit pour le revendre. C’est un programme gagnant-gagnant. Et nous avons axé ce programme sur les agriculteurs hommes et femmes vers les femmes de Lomé qui sont des restauratrices. A ce jour, ce projet continue grâce à l’appui du FNFI au niveau de Agrisef où nous sommes sur Atakpamé, Kara, Tsévié et Lomé dans quatre quartiers (Tokoin, Agodéka, Agoè et Adidogomé). Nous avons sept représentations sur le Togo.

Je pense qu’il faut oser et c’est en levant la tête et pas tout temps au micro qu’on peut réaliser ses rêves. Mon patriotisme m’oblige à faire des choses pour que mon Togo puisse émerger réellement.

Propos recueillis par Bonaventure N. MAWUVI et Anderson AKUE

 

 

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Interview de Mme Antoinette DADJO, présidente du CA de Wildaf-Togo : “Mon patriotisme m’oblige à faire des choses pour que mon Togo puisse émerger réellement”

5th avril, 2017

Wildaf-Togo vient de renouveler ses instances à l’issue d’une Assemblée générale (AG) tenue le 7 mars 2017.  AG qui a connu une modification des textes de l’association qui dispose désormais d’un Conseil d’administration (CA) et d’une équipe de coordination qui veillera à la vie quotidienne de l’association. Nous avons lors de la cérémonie de passation le 3 avril dernier reçu la nouvelle présidente de Wildaf-Togo, Madame Antoinette DADJO. Elle nous parle des priorités de l’association et des perspectives pour remobiliser la base.

Mme la présidente bonjour. Vous êtes nouvellement portée à la tête de Wildaf-Togo qui est un grand réseau d’organisations de la société civile. Dites-nous, comment vous sentez-vous en ce moment ?

Je remercie toutes les femmes qui m’ont fait confiance en me portant à la tête du Wildaf. Ce qui m’anime, c’est cette confiance que les unes et les autres ont placé en moi. Je pense que nous allons pouvoir avancer ensemble. Il n’y aura pas de queue, nous irons tous ensembles vers notre vouloir.

Nous voulons que la femme togolaise puisse réellement s’épanouir, sortir de sa léthargie et pour le faire, toutes les associations féminine ou mixte qui soutiennent les droits de la femme doivent nous accompagner dans cette mission.

Quelles sont les premières actions que vous envisagez mener à court terme pour redynamiser les forces vives de votre organisation ?

Le nouveau bureau se donne comme rôle primordial, de continuer toutes les actions qui ont été menées jusqu’à ce jour, les redynamiser si possible, aider les uns et les autres à retrouver leur place au sein de Wildaf que nous voulons ce jour.

Je crois que vous n’êtes pas sans savoir que la parité, le genre, il y a tous ces mots qui sont là mais tout coordonne autour de la femme et que le réseau qui est créé depuis 18 ans y travaille dessus pour que la femme puisse reprendre sa place dans la société. Nous avions compris à un moment donné que les hommes nous ont tout pris, nous avons parlé de la parité, ils disent qu’ils sont d’accord ; c’est vrai que nous ne voulons pas prendre une part de ce beau gâteau qu’on nous offre. Nous voulons nous battre et arriver à le faire. Nous voulons nous battre pour avoir notre place mais pas en ayant les bras croisés. Nous sommes prêtes à faire des plaidoyers, à rencontrer les autorités de ce pays, les bailleurs pour que les activités sur les femmes puissent évoluer normalement comme on le veut.

Il y a eu des avancées qui ne sont pas visibles donc il va falloir travailler dessus pour que ces avancées soient visibles.

Comme quoi par exemple ?

Nous avions applaudi à un moment donné au niveau de la santé, nous avions fait des marches pour la césarienne, nous avions demandé qu’on favorise la scolarisation de la jeune fille, nous avions avancé au niveau de la CARMMA ; et la CARMMA c’était la césarienne, l’avant couche des femmes enceintes, etc.

Je pense que le gouvernement a écouté notre voix. Mais depuis un certain temps, il nous a quelque peu oubliés. Il va falloir que nous réveillions tous ces aspects pour que ça soit chose faite parce que jusqu’à ce jour, nous disons que la césarienne est gratuite mais c’est nous qui allons faire les accouchements. C’est nous qui savons si c’est gratuit ou pas. Le gouvernement a dit que c’est gratuit mais ce n’est pas totalement gratuit. Il faudrait qu’on avance dessus.

Nous avons parlé de la parité, la représentativité de la femme. Chaque fois, nous voyons que quand 5 ou 10 hommes passent, on se rappelle d’une femme. Il faudrait que le gouvernement fasse des efforts en ce sens. C’est vrai que nous avons des contraintes en tant que femme parce que nous sommes des épouses, nous devons respecter nos maris et accepter de partager avec eux nos idées pour pouvoir avancer et que eux aussi, ils s’ouvrent pour pouvoir nous donner l’opportunité d’avancer dans ces domaines.

La représentativité est très importante pour la femme parce que nous n’arrivons pas à faire passer nos doléances parce que nous ne sommes pas assez représentées là où nous devons être. Donc, nous en parlons tout le temps au sein de nos associations. Nous voulons aussi l’autonomisation de la femme, l’autonomisation socio-économique, intellectuelle ; il faudrait qu’il y ait assez d’informations pour que la femme comprenne son rôle, les droits ; pour qu’elle puisse avoir ce qu’elle veut sinon la dépendance ne nous fait pas évoluer.

Il y a aussi le problème des mariages précoces et nous avons constaté que depuis un certain temps, nos parents qui donnaient les filles par famille en mariage l’ont arrêté. Mais nous constatons que les jeunes filles portent des grossesses à partir de 13 ans et un peu plus ; ce qui n’est pas normal selon la loi et donc actuellement il y a un grand projet sur lequel nous travaillons qui est un projet régional et sous régional, qui couvre le Mali, le Niger et le Togo. La partie enquête est terminée et nous sommes sur la partie action, la sensibilisation et la formation.

Ça fait beaucoup de défi à relever ?

Ah oui ! Wildaf étant un réseau, je pense que si toutes les associations se mettent ensemble je pense qu’on n’aura pas beaucoup à faire parce que telle association fera ça et telle autre cela ; qu’elles remettront dans les données de Wildaf et nous pouvons les citer comme des activités faites par le réseau. Ce n’est pas obligatoirement Wildaf qui doit réaliser toutes les activités. Par exemple, Echoppe travaille sur l’autonomisation des femmes l’autonomisation socioéconomique de la femme. C’est important qu’on le reverse parce que Echoppe est membre du réseau donc il y a d’autres associations qui travaillent sur les droits des femmes qui doivent avoir la volonté de le reverser. C’est pourquoi, je parlais tantôt de redynamiser tous ces aspects et harmoniser le réseau.

Vous venez de prendre le poste après Mme Claire Quenum, est-ce que ça ne vous fait pas peur de traîner sous son ombre ?

Mme Claire Quenum a fait du bon travail. Elle a donné assez de visibilité à ce réseau. Pourquoi ne pas traîner sous son ombre ? Il y aura l’ombre qui sera là mais il y aura la personne aussi qui sera là. C’est important et je ne dirais pas que je vais effacer d’un seul trait tout ce qu’elle a fait. Je ne pourrais pas le faire. C’est une continuité qui est là et que nous devons avancer ensemble. Son ombre c’est l’ombre de Claire, il y aura aussi l’ombre de Mme DADJO.

Votre message à la population et aux autorités

Les autorités connaissent bien Wildaf à travers les actions qui ont été menées et je pense qu’on va continuer dans cette lancée et ensemble nous allons avancer et on sera présent à leurs côtés comme nous l’avions toujours fait. Les autorités ont toujours été présentes, c’est juste pour faire savoir aussi que les associations, la société civile nous disons que nous voulons des changements, nous voulons qu’il y ait des choses à faire mais nous ne sommes pas au courant de ça. Je pense que nous donnons l’exemple en faisant régulièrement des assemblées générales pour changer ; par exemple pour ce mandat il est dit qu’on ne peut que faire deux mandats. Il n’y a pas d’inquiétude en ce sens. Le partage c’est à la base qu’il doit commencer. C’est par nous que la démocratie doit commencer, comme le haut n’arrive pas il faut que la base commence par s’y mettre. Le Wildaf commence à la base et pense que les autres suivront.

Parlez-nous de vous. Qui est Mme DADJO ?

J’ai beaucoup travaillé, j’ai assez travaillé au Togo. Je me suis mise dans l’ombre pour travailler pour que mon travail puisse aboutir. Je pense que ce n’est pas en s’extasiant qu’on réalise ce qu’on veut faire. Dans l’ombre, j’ai appris beaucoup de chose et j’ai fait beaucoup de chose. J’en suis fière. A Lomé, tout le monde m’appelle Da Antou sans savoir qui est Da Antou. C’est Mme DADJO BALE Mawulé Antoinette.

Je travaille avec les femmes, je suis sociale. Je dirige une ONG qui s’appelle ECHOPPE-TOGO où nous avons deux gros programmes à savoir : le programme d’accès aux femmes à la microfinance surtout les femmes défavorisées ; et le programme des projets.

Dans ce second programme, les femmes avec lesquelles nous travaillons, réalisent de petits projets comme par exemple améliorer la restauration au bord de la route, leur apprendre à préparer, à présenter des repas. Nous avons été même amenées à tisser avec l’Union Européenne un projet dénommé ville campagne où nous avons approché les paysans pour leur fournir de quoi alléger les peines dans les villages, l’engrais, les semences, etc. pour qu’ils produisent afin que les femmes en aval puissent utiliser ce qu’ils ont produit pour le revendre. C’est un programme gagnant-gagnant. Et nous avons axé ce programme sur les agriculteurs hommes et femmes vers les femmes de Lomé qui sont des restauratrices. A ce jour, ce projet continue grâce à l’appui du FNFI au niveau de Agrisef où nous sommes sur Atakpamé, Kara, Tsévié et Lomé dans quatre quartiers (Tokoin, Agodéka, Agoè et Adidogomé). Nous avons sept représentations sur le Togo.

Je pense qu’il faut oser et c’est en levant la tête et pas tout temps au micro qu’on peut réaliser ses rêves. Mon patriotisme m’oblige à faire des choses pour que mon Togo puisse émerger réellement.

Propos recueillis par Bonaventure N. MAWUVI et Anderson AKUE

 

 

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