Le G20 s’engage à soutenir l’économie africaine

La rencontre n’a pas tenu ses promesses et des heurts ont perturbé l’événement.

Les dirigeants du G20 n’ont pas chanté la même chanson à Hambourg en Allemagne où ils se sont retrouvés samedi dernier. Les observateurs y ont même décelé un air de cacophonie, tant les divergences de vue étaient nombreuses entre les participants. Il n’y a guère que la lutte contre le financement du terrorisme qui a fait l’unanimité. A ce propos, les membres du G20 sont d’accord pour mettre en avant le rôle du Groupe d’action financière (Gafi), un organisme intergouvernemental créé en 1989, qui publie des recommandations régulières pour ses trente-sept membres sur les manières de lutter contre la criminalité financière et le financement du terrorisme. Pour le reste, on a surfé entre désaccords, incertitudes et incompréhensions.

Les membres du G20 ne sont pas parvenus à trouver une réponse globale sur des sujets chauds comme le protectionnisme, les migrations, les changements climatiques et les conflits armés en Syrie et en Ukraine ou encore sur la menace nucléaire nord-coréenne. Ainsi, en matière commerciale, les Etats-Unis ont accepté de se rallier à une condamnation du « protectionnisme ». Mais le G20 a fait également des concessions aux Américains. Il condamne à la fois le protectionnisme tout en autorisant des mesures nationales de protection. Cette disposition, d’après de nombreux observateurs, est potentiellement source de conflits dans l’avenir.

La question du climat a également cristallisé les échanges à Hambourg. Et là également, aucune ligne claire ne se dégage. Des sources de tensions demeurent. Pourtant, si le communiqué final du sommet souligne l’isolement des Etats-Unis sur ce sujet, les 19 autres pays considérant l’accord de Paris comme « irréversible », la Turquie quant à elle a menacé d’en sortir. Par ailleurs, les Etats Unis ont obtenu le feu vert des membres du G20 pour mener une politique visant à aider d’autres pays à « avoir accès et à utiliser des énergies fossiles ».

Cette mesure est pourtant contraire des positions de l’ONU qui préconise une économie moins gourmande en carbone. En dehors des salles de réunion, le sommet a également été tendu. Pendant plusieurs jours, des affrontements opposant la police à des manifestants ont fait des dizaines de blessés. Dimanche matin, après la fin du sommet, de nombreux heurts ont éclaté. Des manifestants ont incendié des véhicules avant d’être repoussés par la police, à coups de gaz lacrymogène et de canons à eau.

Simon Pierre Etoundi

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Le G20 s’engage à soutenir l’économie africaine

11th juillet, 2017

La rencontre n’a pas tenu ses promesses et des heurts ont perturbé l’événement.

Les dirigeants du G20 n’ont pas chanté la même chanson à Hambourg en Allemagne où ils se sont retrouvés samedi dernier. Les observateurs y ont même décelé un air de cacophonie, tant les divergences de vue étaient nombreuses entre les participants. Il n’y a guère que la lutte contre le financement du terrorisme qui a fait l’unanimité. A ce propos, les membres du G20 sont d’accord pour mettre en avant le rôle du Groupe d’action financière (Gafi), un organisme intergouvernemental créé en 1989, qui publie des recommandations régulières pour ses trente-sept membres sur les manières de lutter contre la criminalité financière et le financement du terrorisme. Pour le reste, on a surfé entre désaccords, incertitudes et incompréhensions.

Les membres du G20 ne sont pas parvenus à trouver une réponse globale sur des sujets chauds comme le protectionnisme, les migrations, les changements climatiques et les conflits armés en Syrie et en Ukraine ou encore sur la menace nucléaire nord-coréenne. Ainsi, en matière commerciale, les Etats-Unis ont accepté de se rallier à une condamnation du « protectionnisme ». Mais le G20 a fait également des concessions aux Américains. Il condamne à la fois le protectionnisme tout en autorisant des mesures nationales de protection. Cette disposition, d’après de nombreux observateurs, est potentiellement source de conflits dans l’avenir.

La question du climat a également cristallisé les échanges à Hambourg. Et là également, aucune ligne claire ne se dégage. Des sources de tensions demeurent. Pourtant, si le communiqué final du sommet souligne l’isolement des Etats-Unis sur ce sujet, les 19 autres pays considérant l’accord de Paris comme « irréversible », la Turquie quant à elle a menacé d’en sortir. Par ailleurs, les Etats Unis ont obtenu le feu vert des membres du G20 pour mener une politique visant à aider d’autres pays à « avoir accès et à utiliser des énergies fossiles ».

Cette mesure est pourtant contraire des positions de l’ONU qui préconise une économie moins gourmande en carbone. En dehors des salles de réunion, le sommet a également été tendu. Pendant plusieurs jours, des affrontements opposant la police à des manifestants ont fait des dizaines de blessés. Dimanche matin, après la fin du sommet, de nombreux heurts ont éclaté. Des manifestants ont incendié des véhicules avant d’être repoussés par la police, à coups de gaz lacrymogène et de canons à eau.

Simon Pierre Etoundi

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