Les Femmes Défenseures des Droits Humains de l’Afrique de l’Ouest en conclave à Lomé pour parler de leur protection

Onze femmes défenseures des droits humains (FDDH) sont réunies à Lomé ce mardi pour réfléchir sur les meilleures façons d’utiliser les mécanismes de protection des droits humains.

A l’initiative du réseau ouest africain des défenseurs des droits humains (ROADDH), ces femmes en provenance du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Niger et du Togo, seront un relai dans leur pays respectif des méthodes et stratégies acquises ici à Lomé au Togo par le biais de partages.

A l’issue de cette formation « mon souhait est de maîtriser les mécanismes de protection des droits de l’homme pour en faire un bon usage le moment venu ainsi que faire un partage avec mes collègues restés sur place au pays » a affirmé Flora Diane SERY, une participante de la Côte d’Ivoire durant la présentation des attentes de la formation.

La formation qui a connu le soutien financier de Urgent Action Fund Africa et de Amnesty International Togo planchera sur des thématiques telles que la sécurité physique des défenseurs des droits humains (DDH), les risques et menaces liés au travail de la FDDH, la protection des FDDH dans le cadre du monitoring des droits humains et le partage d’expérience sur l’usage des mécanismes de protection et de sécurité.

Pour Mélanie SONHAYE KOMBATE, la Directrice de Programmes et Plaidoyer au ROADDH « cet atelier rentre dans le cadre de la mission de renforcement de capacités des défenseurs des droits humains que le Réseau ouest africain des défenseurs des droits humains s’est assigné depuis sa création en 2005. Il n’est que le début de toute une série qui se déroulera dans les prochaines années ».

Beaucoup de femmes défenseures des droits de l’homme en Afrique œuvrent à surmonter le patriarcat et l’hétéro-normativité et travaillent sur les questions de discrimination, de genre, de santé de la reproduction et de sexualité.

Mais leur situation reste une préoccupation pour la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples qui dans son rapport sur la Situation des Femmes Défenseures des Droits de l’Homme déclare qu’ « en plus des types de violations et des abus qu’elles peuvent subir sans préjugé de leur différence avec leurs collègues hommes, les femmes défenseures des droits de l’homme peuvent subir des attaques spécifiques liées à leur genre et à leur statut telles que les attaques sexospécifiques ».

Selon les données de la Banque mondiale, le viol et la violence conjugale représentent pour une femme âgée de 15 à 44 ans un risque plus grand que le cancer, les accidents de la route, la guerre et le paludisme réunis.

Une femme sur cinq sera victime de viol ou de tentative de viol au cours de sa vie, des chiffres effrayant qui demandent à se focaliser sur la question des violences liées au travail de la femme dans la société moderne d’aujourd’hui.

Bonaventure N’Coué MAWUVI

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Les Femmes Défenseures des Droits Humains de l’Afrique de l’Ouest en conclave à Lomé pour parler de leur protection

18th juillet, 2017

Onze femmes défenseures des droits humains (FDDH) sont réunies à Lomé ce mardi pour réfléchir sur les meilleures façons d’utiliser les mécanismes de protection des droits humains.

A l’initiative du réseau ouest africain des défenseurs des droits humains (ROADDH), ces femmes en provenance du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Niger et du Togo, seront un relai dans leur pays respectif des méthodes et stratégies acquises ici à Lomé au Togo par le biais de partages.

A l’issue de cette formation « mon souhait est de maîtriser les mécanismes de protection des droits de l’homme pour en faire un bon usage le moment venu ainsi que faire un partage avec mes collègues restés sur place au pays » a affirmé Flora Diane SERY, une participante de la Côte d’Ivoire durant la présentation des attentes de la formation.

La formation qui a connu le soutien financier de Urgent Action Fund Africa et de Amnesty International Togo planchera sur des thématiques telles que la sécurité physique des défenseurs des droits humains (DDH), les risques et menaces liés au travail de la FDDH, la protection des FDDH dans le cadre du monitoring des droits humains et le partage d’expérience sur l’usage des mécanismes de protection et de sécurité.

Pour Mélanie SONHAYE KOMBATE, la Directrice de Programmes et Plaidoyer au ROADDH « cet atelier rentre dans le cadre de la mission de renforcement de capacités des défenseurs des droits humains que le Réseau ouest africain des défenseurs des droits humains s’est assigné depuis sa création en 2005. Il n’est que le début de toute une série qui se déroulera dans les prochaines années ».

Beaucoup de femmes défenseures des droits de l’homme en Afrique œuvrent à surmonter le patriarcat et l’hétéro-normativité et travaillent sur les questions de discrimination, de genre, de santé de la reproduction et de sexualité.

Mais leur situation reste une préoccupation pour la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples qui dans son rapport sur la Situation des Femmes Défenseures des Droits de l’Homme déclare qu’ « en plus des types de violations et des abus qu’elles peuvent subir sans préjugé de leur différence avec leurs collègues hommes, les femmes défenseures des droits de l’homme peuvent subir des attaques spécifiques liées à leur genre et à leur statut telles que les attaques sexospécifiques ».

Selon les données de la Banque mondiale, le viol et la violence conjugale représentent pour une femme âgée de 15 à 44 ans un risque plus grand que le cancer, les accidents de la route, la guerre et le paludisme réunis.

Une femme sur cinq sera victime de viol ou de tentative de viol au cours de sa vie, des chiffres effrayant qui demandent à se focaliser sur la question des violences liées au travail de la femme dans la société moderne d’aujourd’hui.

Bonaventure N’Coué MAWUVI

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