Les conquérants de la réconciliation

Processus d’acceptation et de déculpabilisation dans l’opinion publique d’une nation, après un épisode honteux et douloureux de l’histoire du pays, la réconciliation n’est pas aisée. Elle est une occasion pour les filles et fils de se sentir désormais membres d’une même entité et à accepter le vivre ensemble. Elle permet non seulement aux victimes de s’exprimer publiquement mais aussi d’inviter les auteurs d’exactions à reconnaitre leurs actes.

La réconciliation est soutenue par des Hommes de poigne qui sont animés du réel désir du vivre ensemble. Au Togo, ce processus est conduit par Mme Awa-Nana Daboya, que plusieurs personnes qualifient de conquérante de la justice, de la légalité et aujourd’hui de la réconciliation. Il est soutenu par plusieurs autres acteurs anonymes ou connus, engagés avec conviction pour que le pays réécrive ses lettres de noblesses dans un contexte où l’amour a cédé la place à la rancœur au grand dam des valeurs éthiques.

Comme des orpailleurs à la recherche du précieux métal devant leur assurer le bien-être économique, Mme Daboya et ses collaborateurs ont entamé des tournées d’informations et de sensibilisation sur toute l’étendue du territoire pour annoncer aux togolais le début du processus de réparation. Toutes les régions économiques du pays ont été sillonnées. Des comités de paix sont mis en place pour continuer la dynamique enclenchée afin que le processus n’ait pas du plomb dans l’aile. L’objectif final étant de promouvoir la cohésion sociale et d’éviter que le même traumatisme national ne se reproduise.

Cette mission n’est pas du tout aisée à cause des frustrations contenues dans le cœur meurtris des victimes de violences et de leur entourage immédiat. Mais cela ne décourage pas les membres du HCRRUN qui sont ivres d’une conviction : réussir à réconcilier les togolais conformément aux recommandations laissées par la Commission Vérité Justice et Réconciliation (CVJR) présidée par le prélat Mgr Nicodème Barrigah.

Les citoyens togolais fatigués de porter des meurtrissures, des fardeaux souhaitent voir se lever un jour nouveau. Mais c’est la manière d’y parvenir qui constitue le principal obstacle à franchir. Mme Daboya et son équipe doivent à tout prix gagner ce pari. Une équipe jeune, dynamique et remplie de conviction patriotique que demain sera meilleur. Rassemblée autour de leur présidente qui ne cesse de les mettre en exergue au premier plan dans différentes rencontres, la dynamique équipe composée de responsables des Organisations de la société civile, de journalistes et d’autres personnes ressources compte apporter son grain de sel à l’édification du processus de réparation. Malgré les reproches à eux adressés par les populations, cette jeune équipe s’arme de courage et avance avec beaucoup d’optimisme sous la supervision d’une présidente confiante et déterminée.

Une dame éprise de légalité et de justice sociale

Pour beaucoup de togolais, le nom Awa-Nana rime avec les élections présidentielles de 1998. Un processus électoral au cours duquel elle a démissionné après que le Général Séyi Mémène, ministre de l’intérieur, est monté au créneau pour proclamer les résultats donnant la victoire au président Gnassingbé Eyadéma.

A cette époque, les élections étaient organisées par le ministère de l’intérieur et supervisées par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) présidée par Mme Awa-Nana Daboya. Ne voulant pas s’associer à la supercherie, elle dû démissionner car la voix de la CENI n’était que consultative et non décisive.

Pour d’autres togolais, Mme Awa-Nana Daboya symbolise la dame de fer qui à la Cour de justice de la CEDEAO avait eu le cran de condamner plusieurs fois l’Etat togolais dans des affaires portées devant la Cour. Des plaintes portées par des individus ou la société civile contre l’Etat togolais. Elle a préféré dire le droit en toute intégrité pour le respect de la légalité. L’éthique est une valeur qui lui est chère. Bien que l’Etat togolais n’ait pas encore appliqué tous les verdicts ou sanctions qui lui incombent, Mme Awa-Nana Daboya reste optimiste d’un lendemain épique pour le Togo.

Mme Daboya, c’est aussi une patriote avant tout puisqu’au moment de sa nomination à la tête du HCRRUN, des offres internationales lui étaient proposées. Certains la sollicitaient  pour être médiateur dans leur pays, d’autres la désiraient pour ses compétences juridiques. Elle a fait le choix de servir son pays à un moment où celui-ci a besoin d’elle. Contribuer à écrire l’histoire de la réconciliation togolaise.

Réussir à réconcilier les togolais est une mission exaltante. Les acteurs de la société civile, les spécialistes du droit, les autorités politiques, religieuses et locales ont tous un rôle majeur à jouer. Les considérations partisanes et l’égo ne devront plus être privilégiés au profit de l’intérêt commun afin de regarder dans le ciel, des étoiles nouvelles. Tous sont appelés à être des conquérants de la réconciliation.

Anderson AKUE

Related Topics
Auteur
Par
@
Related Posts

In The News

Association FRALOM

Association FRALOM

Catégories

Actu Video

météo
Mercredi
29° 25°
19 km/h
Humidité:86%
Niege:4600m.
Pression:1013mb
Jeudi
30° 25°
17 km/h
Humidité:85%
Niege:4700m.
Pression:1013mb
Vendredi
29° 25°
16 km/h
Humidité:85%
Niege:4700m.
Pression:1012mb
tiempo.com   +info

Association FRALOM

Association FRALOM

Catégories

Actu Video

météo
Mercredi
29° 25°
19 km/h
Humidité:86%
Niege:4600m.
Pression:1013mb
Jeudi
30° 25°
17 km/h
Humidité:85%
Niege:4700m.
Pression:1013mb
Vendredi
29° 25°
16 km/h
Humidité:85%
Niege:4700m.
Pression:1012mb
tiempo.com   +info

Les conquérants de la réconciliation

7th juin, 2017

Processus d’acceptation et de déculpabilisation dans l’opinion publique d’une nation, après un épisode honteux et douloureux de l’histoire du pays, la réconciliation n’est pas aisée. Elle est une occasion pour les filles et fils de se sentir désormais membres d’une même entité et à accepter le vivre ensemble. Elle permet non seulement aux victimes de s’exprimer publiquement mais aussi d’inviter les auteurs d’exactions à reconnaitre leurs actes.

La réconciliation est soutenue par des Hommes de poigne qui sont animés du réel désir du vivre ensemble. Au Togo, ce processus est conduit par Mme Awa-Nana Daboya, que plusieurs personnes qualifient de conquérante de la justice, de la légalité et aujourd’hui de la réconciliation. Il est soutenu par plusieurs autres acteurs anonymes ou connus, engagés avec conviction pour que le pays réécrive ses lettres de noblesses dans un contexte où l’amour a cédé la place à la rancœur au grand dam des valeurs éthiques.

Comme des orpailleurs à la recherche du précieux métal devant leur assurer le bien-être économique, Mme Daboya et ses collaborateurs ont entamé des tournées d’informations et de sensibilisation sur toute l’étendue du territoire pour annoncer aux togolais le début du processus de réparation. Toutes les régions économiques du pays ont été sillonnées. Des comités de paix sont mis en place pour continuer la dynamique enclenchée afin que le processus n’ait pas du plomb dans l’aile. L’objectif final étant de promouvoir la cohésion sociale et d’éviter que le même traumatisme national ne se reproduise.

Cette mission n’est pas du tout aisée à cause des frustrations contenues dans le cœur meurtris des victimes de violences et de leur entourage immédiat. Mais cela ne décourage pas les membres du HCRRUN qui sont ivres d’une conviction : réussir à réconcilier les togolais conformément aux recommandations laissées par la Commission Vérité Justice et Réconciliation (CVJR) présidée par le prélat Mgr Nicodème Barrigah.

Les citoyens togolais fatigués de porter des meurtrissures, des fardeaux souhaitent voir se lever un jour nouveau. Mais c’est la manière d’y parvenir qui constitue le principal obstacle à franchir. Mme Daboya et son équipe doivent à tout prix gagner ce pari. Une équipe jeune, dynamique et remplie de conviction patriotique que demain sera meilleur. Rassemblée autour de leur présidente qui ne cesse de les mettre en exergue au premier plan dans différentes rencontres, la dynamique équipe composée de responsables des Organisations de la société civile, de journalistes et d’autres personnes ressources compte apporter son grain de sel à l’édification du processus de réparation. Malgré les reproches à eux adressés par les populations, cette jeune équipe s’arme de courage et avance avec beaucoup d’optimisme sous la supervision d’une présidente confiante et déterminée.

Une dame éprise de légalité et de justice sociale

Pour beaucoup de togolais, le nom Awa-Nana rime avec les élections présidentielles de 1998. Un processus électoral au cours duquel elle a démissionné après que le Général Séyi Mémène, ministre de l’intérieur, est monté au créneau pour proclamer les résultats donnant la victoire au président Gnassingbé Eyadéma.

A cette époque, les élections étaient organisées par le ministère de l’intérieur et supervisées par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) présidée par Mme Awa-Nana Daboya. Ne voulant pas s’associer à la supercherie, elle dû démissionner car la voix de la CENI n’était que consultative et non décisive.

Pour d’autres togolais, Mme Awa-Nana Daboya symbolise la dame de fer qui à la Cour de justice de la CEDEAO avait eu le cran de condamner plusieurs fois l’Etat togolais dans des affaires portées devant la Cour. Des plaintes portées par des individus ou la société civile contre l’Etat togolais. Elle a préféré dire le droit en toute intégrité pour le respect de la légalité. L’éthique est une valeur qui lui est chère. Bien que l’Etat togolais n’ait pas encore appliqué tous les verdicts ou sanctions qui lui incombent, Mme Awa-Nana Daboya reste optimiste d’un lendemain épique pour le Togo.

Mme Daboya, c’est aussi une patriote avant tout puisqu’au moment de sa nomination à la tête du HCRRUN, des offres internationales lui étaient proposées. Certains la sollicitaient  pour être médiateur dans leur pays, d’autres la désiraient pour ses compétences juridiques. Elle a fait le choix de servir son pays à un moment où celui-ci a besoin d’elle. Contribuer à écrire l’histoire de la réconciliation togolaise.

Réussir à réconcilier les togolais est une mission exaltante. Les acteurs de la société civile, les spécialistes du droit, les autorités politiques, religieuses et locales ont tous un rôle majeur à jouer. Les considérations partisanes et l’égo ne devront plus être privilégiés au profit de l’intérêt commun afin de regarder dans le ciel, des étoiles nouvelles. Tous sont appelés à être des conquérants de la réconciliation.

Anderson AKUE

By
@
Aller à la barre d’outils
backtotop